Stratégie

Parole d'expert

Les ETF, un outil qui s’inscrit de façon optimale dans les différents scénarios d’allocation des investisseurs

Option Finance - 22 février 2016 - Communiqué

ETF

Ludovic Djebali, managing director, responsable de la France, de la Belgique et du Luxembourg chez Source

Ludovic Djebali, managing director, responsable de la France, de la Belgique
et du Luxembourg, Source
Source

Source affiche une forte croissance ces dernières années. Quelle a été votre collecte en 2015 et comment se présente ce début d’année ?
Nous avons connu une année 2015 très positive à beaucoup d’égards, avec 3,3 milliards d’euros de collecte nette, principalement sur les ETF actions et obligataires. Comme pour le reste de l’industrie, le début de l’année 2016 offre un visage différent, avec beaucoup d’investisseurs cherchant à se protéger contre les turbulences des marchés. Ainsi, dans cet environnement averse au risque, le Source Physical Gold P-ETC (SGLD) a attiré près de 300 millions de dollars en janvier, soit plus que tous ses concurrents.

Quelles sont vos dernières innovations en matière d’exposition aux marchés et/ou de stratégies ?
Au niveau de notre offre, nous avons continué à innover. L’année dernière, nous avons lancé l’ETF Source Goldman Sachs Equity Factor Index Europe UCITS qui propose une exposition plus «intelligente» aux actions européennes qui combine cinq primes de risque bien connues. A la fin de l’année, cet ETF avait récolté 310 millions d’euros d’encours. De même, nous avons également lancé, toujours dans la catégorie des fonds «smart beta», un ETF, Source R Equal-Risk European Equity UCITS ETF (REQR), qui permet une exposition large aux actions européennes avec une volatilité moindre que les investissements traditionnels, celui-ci utilisant une pondération par la capitalisation boursière. Son objectif : améliorer les rendements ajustés du risque et réduire les risques de pertes du portefeuille.

Dans le contexte actuel de marché, comment doit-on utiliser les ETF ?
Les investisseurs ont pu constater durant ces six derniers mois à quel point les conditions de marché pouvaient évoluer rapidement. Depuis l’été dernier, la politique de la Fed et les incertitudes autour de la Chine ont fortement pesé sur les marchés financiers, qui ont montré depuis lors des signes d’agitation. Pour 2016, différents scénarios coexistent, chacun supposant une allocation d’actifs spécifique. Les ETF peuvent s’inscrire dans ces différents points de vue. Ils ont en effet l’avantage de permettre aux investisseurs de s’exposer à l’ensemble des indices des marchés financiers, et cela à un coût réduit. De plus, différentes stratégies d’investissement sont possibles : il existe des ETF sur toutes les tailles de capitalisation, sur des secteurs particuliers, et plus généralement des ETF dits «smart beta», qui permettent de réduire le risque de marché. Autre avantage indéniable des ETF : ils peuvent être négociés facilement tout au long de la journée, ce qui permet de modifier rapidement l’exposition d’un portefeuille en fonction de l’évolution des marchés financiers et des anticipations des investisseurs.

Quel est le scénario central de vos stratégistes ?
Notre équipe de recherche anticipe actuellement un resserrement progressif de la politique monétaire américaine et également de celle de la Banque d’Angleterre. A contrario, la BCE, mais aussi la Banque du Japon devraient poursuivre leur programme d’assouplissement. Dans un tel contexte, la croissance devrait rester modérée ainsi que l’inflation. Les investisseurs qui adhèrent à ce scénario doivent privilégier des ETF investis dans les actions de la zone euro et du Japon car la croissance des entreprises de ces pays sera soutenue par une demande locale et une devise relativement bon marché. En ce qui concerne les marchés américains, les investisseurs devront plutôt se focaliser sur des ETF sectoriels, notamment ceux liés au secteur financier qui bénéficieront de la hausse des taux d’intérêt. Du côté des obligations, les titres les moins sensibles aux taux d’intérêt doivent être sélectionnés, comme le high yield ou les obligations à court terme.

Avez-vous défini des scénarios alternatifs ?

Depuis plusieurs mois, l’incertitude est très forte quant aux évolutions macroéconomiques, et nous sommes, de ce fait, tenus d’élaborer des scénarios alternatifs. Le premier considère un point de vue plus optimiste dans lequel la croissance serait finalement plus forte que prévue. Il faudrait dans ce cadre retenir les ETF investis sur des actions internationales. Les investisseurs pourront également miser sur des secteurs cycliques comme l’industrie ou encore les voyages et les loisirs. Dans un contexte plus incertain, les ETF investis sur des stratégies «smart beta» privilégiant une approche par les risques ou une exposition au marché de l’or devront être privilégiés.