Stratégie

Événement

Les Rencontres gestion d’actifs et innovation

Option Finance - 9 juillet 2021 - Dossier réalisé par Séverine Leboucher

Gestion d'actifs, Innovation

« La crise sanitaire a été un formidable accélérateur de tendances passées pour les sociétés de gestion. C’est le cas pour la digitalisation : nos systèmes d’information ont été modifiés pour traiter avec plus de granularité les données. C’est aussi le cas pour la finance durable, du fait de la réglementation et de la demande omniprésente de nos clients », a souligné Philippe Setbon, directeur général d’Ostrum AM, en ouverture de la septième édition des Rencontres Gestion d’actifs et innovation le 10 juin dernier.

Introduction présentée par Philippe Setbon, DG d’Ostrum AM

L’innovation, dont les acteurs de la gestion d’actifs avaient su faire preuve avant le déclenchement de la crise de la Covid-19, leur a permis de faire face au décrochage des marchés au printemps 2020, ainsi qu’au coup d’arrêt des interactions physiques avec leurs clients. « La gestion d’actifs a remarquablement travaillé pendant cette période », s’est félicité Philippe Setbon, également vice-président de l’Association française de la gestion financière (AFG), avant de souligner le rôle du secteur dans le contexte d’après-crise : « Via le label relance (170 fonds labellisés), les obligations relance (de l’ordre de 6 milliards d’euros pour les PME-ETI) et les prêts participatifs relance, la gestion d’actifs est un chaînon majeur, dans cette période de sortie de crise, entre les investisseurs institutionnels, les épargnants et le financement de l’économie. »

A plus long terme, l’enjeu pour les professionnels de la gestion d’actifs sera d’accompagner les engagements pris par leurs clients face aux grandes transitions en cours. « Notre mission première, en tant qu’intermédiaire, est de permettre l’accélération et la réussite de ces transitions : la transition climatique, y compris en matière de biodiversité, mais aussi le pilier social, a exhorté le vice-président de l’AFG. Un déséquilibre majeur se crée et l’on en a eu une illustration en France avec le mouvement des Gilets jaunes. On s’attaque au sujet énergétique et surgit un sujet social. Si on ne les traite pas ensemble, on ne réussira pas. »

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