Stratégie

Sociétés de gestion

Les tables de négociation montent en puissance

Option Finance - 20 janvier 2014 - Sandra Sebag

Sociétés de gestion, Réglementation, Négociation, Courtiers, Marché actions

Poussées par la réglementation et par un environnement de marché complexe, les sociétés de gestion délèguent de plus en plus l’activité de négociation à des tables spécialisées. Une évolution qui les conduit à réfléchir à la meilleure organisation possible pour ce métier.

Au sein des sociétés de gestion, les métiers liés à la négociation sont rarement mis en lumière. Pourtant, ils occupent une place de plus en plus centrale au sein des process de gestion en raison de leur impact sur la performance. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne les techniques de gestion quantitatives qui cherchent à répliquer les indices. «Le principal risque pour les gestions quantitatives indicielles réside dans le décalage possible par rapport aux meilleurs de prix de marché lors de l’achat et de la vente de titres, indique Christophe Kieffer, responsable de la table de négociation chez Amundi. Pour surperformer l’indice avec un risque minimal, les gestions ont besoin de posséder une table de négociation efficace.»

Les gestions qui utilisent des instruments financiers moins liquides sont également concernées par cette problématique. «Un surcoût lors de l’achat d’actifs peu liquides comme sur les actions des petites et moyennes capitalisations peut amputer la performance, poursuit Christophe Kieffer. Pour des gestions spécialisées sur cette classe d’actifs, mais aussi sur le crédit high yield ou encore sur les marchés émergents, les gérants ont besoin de négociateurs possédant une technicité pointue.»

On pourrait encore ajouter à cette liste les techniques d’arbitrage qui ne peuvent se permettre le moindre décalage par rapport aux meilleurs prix de marché. «Une mauvaise exécution peut faire perdre plusieurs points de base en termes de performance, prévient Olivier Ouahnia, directeur des opérations d’Oddo Securities. Les gérants ont de ce fait développé des outils de monitoring afin d’évaluer la bonne exécution des ordres.»

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