Stratégie

L'homme du mois de Funds Magazine

Naïm Abou-Jaoudé, Candriam Investors Group

Funds - 5 mars 2014 - Catherine Rekik

Candriam

Début février, New York Life Investments a finalisé l’acquisition de Dexia AM. Une nouvelle ère commence pour le gestionnaire d’actifs toujours sous la houlette de Naïm Abou-Jaoudé.

Naïm Abou-Jaoudé est, depuis 2007, CEO et président du comité exécutif de Dexia Asset Management.

Une page de l’histoire de la société est définitivement tournée. Comment vous positionnez-vous aujourd’hui ?

Naïm Abou-Jaoudé : Nous marquons aujourd’hui un nouveau départ avec notre identité Candriam Investors Group, sous notre nouvel actionnaire New York Life Investments. Candriam symbolise nos valeurs fondamentales de conviction et de responsabilité, appliquées à l’univers de la gestion d’actifs, et reflète notre enthousiasme de se propulser parmi les acteurs principaux en gestion d’actifs. Nous nous positionnons comme un gestionnaire d’actifs multispécialiste paneuropéen de premier plan, dont les actifs sous gestion s’élèvent à 73 milliards d’euros (à fin décembre 2013).

Comment avez-vous vécu ces dernières années, marquées à la fois par les déboires de la maison mère et une crise financière sans précédent ? Comment gère-t-on une société en vente ?

Naïm Abou-Jaoudé : Dans ma carrière, j’ai déjà vécu des changements d’actionnaires, notamment lors de la vente du pôle français d’UBS AM à Dexia AM fin 1998. Ayant pris la tête des activités de gestion alternative de Dexia AM en 2001, j’ai ensuite été nommé début 2007 directeur général de la société. Nous étions encore, à ce moment-là, dans une période de croissance, mais la crise des subprimes est arrivée assez vite durant l’été. Le marché de la gestion a vécu ses premières turbulences avec la fermeture de nombreux fonds.

Nous avons rapidement pris conscience de l’ampleur de la crise et nous avons été proactifs. Dès septembre 2007, nous avons commencé à prendre des mesures de réduction des coûts et à travailler sur l’efficience de l’organisation. Nous avons senti que notre métier était en train de changer, et ce pour trois raisons : un début de pression sur les marges, les contraintes réglementaires qui...

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