Stratégie

Martin Kolrep, gérant senior chez Invesco Quantitative Strategies

«Notre gestion, qui repose sur un processus systématique de sélection de titres, vise à réduire la volativité dans notre portefeuille.»

Option Finance - 11 janvier 2016 - Audrey Spy

Amleague

Option Finance a interrogé Martin Kolrep, gérant senior chez Invesco Quantitative Strategies au sujet du classement actions amLeague.

Trois questions à Martin Kolrep, gérant senior chez Invesco Quantitative Strategies

Martin Kolrep, gérant senior, Invesco Quantitative Strategies
Invesco Quantitative Strategies

Vous avez terminé l’année 2015 avec une performance proche de 25 % sur le mandat amLeague actions européennes. Comment expliquez-vous ce résultat ?

L’année 2015 a été marquée par une très forte volatilité sur les marchés actions. Or notre gestion, qui repose sur un processus systématique de sélection de titres, vise justement à la réduire dans notre portefeuille. Nous avons donc réussi à préserver la performance de ce dernier pendant les phases de repli des marchés, en particulier cet été et à faire aussi bien que l’indice, voire mieux durant les périodes de rebond.

Nous ne prenons pas de paris sectoriels ni géographiques qui puissent expliquer notre surperformance. Néanmoins, nous privilégions les valeurs européennes ayant des résultats financiers solides et capables de délivrer de la croissance sur le long terme. Certaines valeurs que nous détenons de longue date, comme le producteur d’éoliennes Vestas ou encore le fabricant de bijoux Pandora, ont par exemple affiché de très belles progressions l’an passé.


Votre gestion sur amLeague reflète-t-elle celle d’un fonds en particulier ?

Deux équipes de gestion d’Invesco participent depuis son démarrage au palmarès amLeague à la fois sur les actions zone euro, européennes et depuis peu au nouveau mandat sur le «low carbon». Pour le mandat actions européennes suivi par notre équipe quantitative, nous répliquons la gestion de notre fonds Pan European Structured Equity, pour lequel nous gérons 7 milliards d’euros. Néanmoins, sur amLeague, nous devons suivre l’univers de l’indice Stoxx 600. Nous avons donc dû concentrer nos investissements sur 70 à 80 titres, contre une centaine dans le fonds. Cette différence nous a été favorable en 2015 puisque le fonds a réalisé une performance de 20 %, soit légèrement inférieure à celle du mandat amLeague.


Invesco figure souvent dans le trio de tête du classement amLeague, allez-vous réussir encore à surperformer en 2016 ?

Nous ne visons pas particulièrement à apparaître en tête des classements, mais surtout à enregistrer une progression régulière et ce quelles que soient les conditions de marché. En 2016, nous restons globalement positifs sur les actions des pays développés. Les valeurs européennes, notamment, devraient encore bénéficier du soutien de la Banque centrale européenne. Mais la hausse sera certainement plus limitée cette année : si nous obtenons encore entre 5 % et 10 % de progression, nous serons satisfaits.