Stratégie

Parole d'expert

«Notre modèle de multigestion capitalise sur notre longue expérience du non-coté»

Option Finance - 12 septembre 2016 - Communiqué

Multigestion

Jérôme Delmas, directeur général de SWEN Capital Partners (à gauche) et Jean Philippe Richaud, directeur général adjoint de SWEN Capital Partners nous éclairent sur les nouveaux atouts de la multigestion.

Jérôme Delmas, directeur général, SWEN Capital Partners (à gauche) et Jean Philippe Richaud, directeur général adjoint, SWEN Capital Partners
SWEN Capital Partners

Quels sont aujourd’hui les enjeux d’une multigestion moderne ?
Jean-Philippe Richaud : Depuis sa création dans les années 1990 et pendant près d’une décennie, la multigestion a consisté essentiellement à sélectionner les bons fonds et à assurer une diversification tant en France qu’à l’international. Aujourd’hui, tout l’enjeu de notre métier repose sur notre capacité à analyser et détecter des opportunités en secondaire et en co‑investissement aux côtés des gérants sélectionnés. Par ailleurs, pendant longtemps la multigestion a été perçue comme un coût supplémentaire pour le souscripteur qui nuisait à la perception du service rendu. Aujourd’hui, chez SWEN Capital Partners, nous avons intégré cette problématique dans la structuration même de nos produits et sommes en mesure d’apporter une offre de services plus compétitive.

Comment SWEN Capital Partners parvient-il à atteindre ces objectifs ?
Jérôme Delmas : Grâce à la structuration de nos produits et à des process rigoureux, l’offre de SWEN Capital Partners atteint des niveaux de performance et de rendement comparables à ceux des meilleurs fonds directs en infrastructure, avec un niveau de risque inférieur grâce à la diversification géographique et sectorielle de nos fonds. Nos deux premiers fonds en infrastructure ont chacun enregistré une performance nette supérieure à 10 % au 30 juin 2016. De plus, la structure financière de nos fonds est attractive dans la mesure où les frais de gestion sont basés sur l’actif net ou sur les capitaux investis et non pas sur les engagements. Par ailleurs, nous délivrons de nombreux services complémentaires. Nous avons ainsi intégré une approche responsable à notre gestion, notamment grâce à la mise en place d’une équipe de deux personnes dédiées à l’ESG, au développement d’un outil de collecte des données extra-financières ou encore en proposant la mesure de l’empreinte carbone des actifs en portefeuille. Une mesure que nous avons d’ailleurs été parmi les premiers à réaliser en Europe. Dès janvier 2017, nous proposerons également un suivi des controverses sur nos investissements afin d’identifier en amont les risques d’image et réputationnels pour la société de gestion et pour nos clients. Nous veillons également à la transparence de nos reportings, à la qualité de nos process et au respect des réglementations et normes liées à notre secteur d’activité.

Quelle est votre stratégie avec votre nouvelle génération de fonds en infrastructure ?

Jérôme Delmas : L’évolution de notre stratégie en matière de fonds en infrastructure répond aux besoins du marché. Comme nous l’avons dit précédemment, la multigestion se doit d’intégrer secondaire et co‑investissement, et nécessite de prendre en considération la fonction asset management (pilotage des flux de trésorerie, amortissement de la «courbe en J», impacts Solvency, enjeux ESG, etc.). Notre troisième génération de fonds en infrastructure, qui sera lancée début octobre, s’inscrit dans cette tendance. Notre objectif restera de proposer un déploiement rapide et un rendement cohérent avec la classe d’actif. Le secondaire et le co‑investissement seront désormais majoritaires avec une large diversification des actifs pour limiter les risques et ce, avec la même structuration de frais. Alors que notre marché devient de plus en plus compétitif, nous maintenons donc nos objectifs de performances et renforçons notre gamme de services associés.