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Immobilier

Opportunités et limites du crowdfunding immobilier

Funds Magazine - Octobre 2019 - Audrey Corcos

Immobilier

En France, le crowdfunding (ou financement participatif) immobilier représente le principal créneau de la finance participative (44 % des fonds collectés en 2018). En plein essor, il bénéficie d’un environnement très favorable. Le marché est soumis à une reconfiguration avec l’incursion de nouveaux acteurs et des acquisitions.

Dans la très grande majorité des cas, le crowdfunding immobilier se présente sous la forme de titres participatifs (obligations), qui correspondent à des quasi-fonds propres, proposés par les plateformes aux investisseurs.

Près de 30 plateformes sont recensées en France. Néanmoins, le marché est concentré autour de cinq d’entre elles : Fundimmo, Clubfunding, Homunity, Anaxago et Wiseed.

Un marché en plein essor

D’après le baromètre établi par Fundimmo et le comparateur Hellocrowdfunding, plus de 185 millions d’euros ont été collectés en 2018 (+ 83 % par rapport à 2017), correspondant à 343 projets financés. Le développement du marché s’est poursuivi au premier semestre 2019 avec 129 millions d’euros collectés (+ 108 % sur un an). Le montant de collecte moyen s’élève à 600 933 euros, avec une durée moyenne de placement de 20,1 mois. Parmi les 214 projets financés, le résidentiel représente la très grande majorité (79,2 %).

Pour les investisseurs, cette formule présente l’intérêt d’offrir un rendement annuel moyen élevé, s’établissant à 9,2 % au premier semestre 2019. De plus, en étant accessible à partir de faibles montants, ce financement permet une réelle démocratisation du produit immobilier. Ainsi, certaines plateformes proposent une mise de fonds à partir de 100 euros.

Georges Rocchietta, président et co-fondateur du groupe Atland

groupe Atland

«Le crowdfunding est accessible à des niveaux d’investissement moins élevés que ceux des SCPI. Il permet également d’accéder à une fiscalité plus avantageuse que celle des revenus fonciers, à travers l’application de la flat tax ou l’allocation au sein d’un PEA-PME», indique Georges Rocchietta, président et co-fondateur du groupe Atland.

L’intérêt pour les promoteurs est de diversifier les sources...

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