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Option Finance - 9 septembre 2019 - Sandra Sebag

Le changement climatique est la question ESG prioritaire pour les PRI

Sagarika Chatterjee, directeur climat aux PRI. Elle dirige le programme mondial des PRI sur le changement climatique. Elle a rejoint les PRI en 2013 en tant que spécialiste dans l’équipe dédiée aux pratiques d’investissement. En 2016, Sagarika a été détachée pendant un an chez Aviva Investors pour soutenir le développement du groupe de travail du FSB sur les informations financières relatives au changement climatique (TCFD), et elle a également soutenu les travaux de financement vert du G20 menés par la Chine. Avant d’être aux PRI, Sagarika a travaillé pendant plus de dix ans chez F&C Asset Management, l’un des signataires fondateurs des PRI. Elle a commencé sa carrière chez Kingfisher, groupe anglais de commerce de détail, comme commerciale spécialisée dans l’approvisionnement en bois certifié. Sagarika est titulaire d’un master (MSc) en études du développement de l’Université de Londres, d’un diplôme en études de gestion de l’Université d’Oxford et d’une licence (BA) en sciences sociales et politiques de l’Université de Cambridge. Sagarika est bilingue en anglais et en bengali.

Les Principes pour l’investissement responsable (PRI) des Nations unies sont le principal promoteur mondial de l’investissement responsable, avec plus de 2 450 signataires représentant plus de 85 billions de dollars d’actifs sous gestion. Les PRI s’efforcent de comprendre les implications des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) en matière d’investissement et d’appuyer son réseau international d’investisseurs signataires dans l’intégration de ces enjeux dans leurs décisions d’investissement. Le changement climatique est la question ESG la plus prioritaire à laquelle sont confrontés les signataires des PRI. Le programme mondial des PRI sur le changement climatique vise à permettre aux investisseurs de gérer les risques liés au climat et de saisir les opportunités d’investissement à faible émission de carbone.

Décarbonation : la Caisse des Dépôts modélise la trajectoire des émissions de gaz à effet de serre des principales lignes de ses portefeuilles

Pierre-Henri Louvel, gérant actions au sein de la direction des gestions d’actifs de la Caisse des Dépôts. En plus du suivi financier de plusieurs secteurs de l’économie, Pierre-Henri Louvel devient responsable de la stratégie carbone des portefeuilles financiers actions à l’automne 2015, à l’aube de la COP 21. En parallèle, il est membre du comité technique de l’initiative Acessing Low Carbone (ACT) menée en 2017 auprès des PME-ETI. Précédemment, il a débuté sa carrière en 2000 à CDC Bourse en tant qu’analyste financier sur le secteur des technologies. Il rejoint en 2005 la CNCE, organe central des Caisses d’Epargne (qui devient la BPCE), en tant que chef de projets à la direction de la veille stratégique groupe. Il est diplômé de Sup de Co Reims (devenu Neoma Business School) et de la SFAF. Depuis 2007, Pierre-Henri Louvel est gérant actions à la Caisse des Dépôts. Il est âgé de 42 ans.

La Caisse des Dépôts a diminué significativement l’empreinte carbone de ses portefeuilles actions (– 37 %) depuis 2014. Afin de piloter ses engagements en la matière, la direction des gestions d’actifs modélise les émissions de GES (gaz à effet de serre) des titres représentant 90 % de son empreinte carbone. A l’aide des derniers questionnaires CDP (ex-Carbon Disclosure Project) et des rapports climat des sociétés, le gérant, en charge de la ligne en portefeuille, propose annuellement à l’entreprise une estimation de ses émissions à l’échéance de 2020, même si l’entreprise n’a pas d’objectif. En d’autres termes, les gérants de la CDC s’engagent auprès des sociétés de façon exigeante et les poussent à se fixer de nouveaux objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Au global, chaque année, les gérants modélisent la trajectoire des émissions de gaz à effet de serre des principales lignes en portefeuille. De plus, dans le cadre de sa politique d’engagement en faveur d’une limitation de l’élévation de la température moyenne mondiale, le directeur général de la CDC a lancé cet été une deuxième enquête auprès des entreprises en portefeuille au niveau des actions et des obligations d’entreprises. Elle couvrira notamment la stratégie d’alignement des entreprises avec un scénario 2 degrés et les risques de transition auxquels les sociétés sont confrontées.

DNB Asset Management finance des solutions pour lutter contre le réchauffement climatique

Jon Sigurdsen, gérant chez DNB Asset Management. Jon a rejoint DNB Asset Management en 2005, après avoir travaillé chez Carnegie Securities en tant qu’analyste actions. En 2007, il a été nommé co-gérant de la stratégie environnementale DNB Renewable Energy. Auparavant, entre 1998 et 2004, Jon Sigurdsen a travaillé en tant qu’analyste actions chez Nordea Securities à Oslo sur les secteurs de l’IT, de la télécommunication et des médias. Il est titulaire d’un BA en Economics de l’Université John Moores de Liverpool, au Royaume-Uni.

Le fonds DNB Renewable Energy s’adresse à l’un des plus grands défis de notre époque, à savoir répondre à la demande croissante en énergie tout en assurant la préservation de l’environnement et du climat. Le secteur de l’énergie est responsable d’environ les deux tiers des émissions mondiales de carbone environ. Le secteur de l’énergie est responsable des deux tiers des émissions mondiales de carbone environ. Pour réduire ses émissions, il est nécessaire d’augmenter la part des énergies renouvelables et d’améliorer le rendement de la production et de l’utilisation d’énergie. Fort heureusement, les derniers progrès réalisés ont fait baisser les coûts de production des énergies renouvelables. C’est pourquoi les technologies utilisées dans ce secteur connaissent une évolution dynamique et offrent un potentiel intéressant pour les investisseurs. Le fonds DNB Renewable Energy est un fonds actions monde dont l’objectif principal est de générer une croissance du capital à long terme en investissant dans les énergies renouvelables et la technologie verte. Le fonds investit dans des entreprises pour lesquelles les économies d’énergie représentent un moteur essentiel de l’activité : chauffage, ventilation ou climatisation ainsi que les matériaux de construction qui permettent un meilleur rendement énergétique. Une analyse rigoureuse permet d’identifier les gagnants de ces secteurs.

Candriam s’engage sur la neutralité carbone

David Czupryna, spécialiste produits sur l’ESG de Candriam depuis septembre 2018. En tant que membre de l’équipe d’analystes et de gestionnaires de portefeuille ISR, il a pour mission de fournir aux investisseurs européens les compétences en matière de développement durable de Candriam. Auparavant, David avait dirigé la croissance des stratégies ISR dans les pays germanophones chez Sycomore Asset Management et dans le nord de l’Europe chez Erste Asset Management. David a débuté sa carrière chez BNP Paribas à Londres au sein du service de structuration des dérivés sur actions. David est titulaire d’un MBA de l’Université de Cambridge et d’une maîtrise en sciences politiques de l’Université libre de Bruxelles et de l’Université catholique de Louvain.

Pionner dans l’investissement ESG depuis 1996, Candriam a l’ambition de proposer des produits sources de performance et de poursuivre son engagement en tant qu’investisseur responsable dans le financement de la transition vers une économie bas carbone. Ainsi la société de gestion a-t-elle lancé au mois de juin le compartiment «Climate Action» qui investit dans des entreprises qui apportent des solutions pour faire face aux grands défis environnementaux. C’est dans cette optique qu’elle a développé cette stratégie de gestion à impact «positive, pure, active et tournée vers l’avenir». Par ailleurs, la société de gestion a annoncé récemment son intention de devenir totalement neutre en carbone. Candriam va désormais compenser les émissions issues de ses activités opérationnelles en soutenant des projets environnementaux dans le monde. Cette décision intervient alors que Candriam poursuit sa trajectoire de croissance, atteignant un record historique de 125,3 milliards d’euros d’actifs sous gestion à fin juin 2019, soit une augmentation de 10,3 milliards d’euros depuis fin 2018.

L’investissement socialement responsable fait partie des quatre piliers fondateurs d’Amundi

Frédéric Hoogveld est responsable Investment Specialists, Indexing et Smart Beta chez Amundi depuis 2015. Il a intégré Amundi en 2011 en tant qu’Investment Specialist sur les actions européennes. En 2014, il rejoint l’équipe Indexing et Smart Beta, où il se concentre sur les solutions Smart Beta et Low Carbone. Avant de rejoindre Amundi, Frédéric a travaillé en tant qu’analyste quantitatif actions pour plusieurs gestionnaires d’actifs, concevant des stratégies d’investissement factoriel long-only et long-short.
Fréderic a commencé sa carrière chez Factset Research Systems en tant que consultant.
Il est titulaire d’un Master en Ingénierie de l’Ecole Centrale de Nantes, d’un Master en Corporate Finance de l’Université de la Sorbonne et d’un MBA de l’INSEAD. Fréderic est à la fois CFA et CAIA.

Dès sa création, Amundi a considéré l’investissement responsable comme l’un de ses quatre piliers fondateurs. Les équipes s’appuient sur l’expertise ESG du Groupe pour proposer à leurs clients institutionnels et particuliers une large gamme de fonds ouverts et des solutions ISR sur mesure qui intègrent les facteurs ESG dans leurs décisions d’investissement. La politique de vote et d’engagement d’Amundi s’appuie sur une équipe dédiée et s’applique à l’ensemble de ses actifs sous gestion, actifs et passifs. Cette approche permet à la société de gestion de s’engager auprès des émetteurs. En 2018, par exemple, Amundi a voté à plus de 2 500 assemblées générales, soit près du double de la médiane du secteur. Au-delà de cette base commune, le gérant exclut systématiquement les armes controversées de tous les fonds indiciels. Il offre également la réplication de l’indice ESG/Low Carbon et des solutions sur mesure pour répondre aux exigences et aux besoins spécifiques des clients.

BNP Paribas Asset Management, un pionnier dans de nombreuses expertises indicielles, notamment sur l’ESG

Marie-Sophie Pastant, responsable de la gestion ETF et indicielle chez BNP Paribas Asset Management. Elle a rejoint l’équipe de gestion indicielle de BNP Paribas Asset Management en tant que gérante en avril 2007. En février 2011, elle a été nommée responsable de l’équipe indicielle et réplication ; Marie-Sophie était alors responsable de la gestion des fonds indiciels ouverts et dédiés, ainsi que du développement des mandats indiciels et d’une Sicav indicielle luxembourgeoise. En avril 2014, Marie-Sophie a été nommée responsable adjointe de la gestion ETF et indicielle de BNP Paribas Asset Management, et en a pris la responsabilité en novembre 2017. Marie-Sophie détient un master en économétrie et en statistiques de l’Université d’Aix-Marseille (Greqam) et est diplômée de l’Ecole centrale Marseille.

BNP Paribas Asset Management est le métier gestion d’actifs de BNP Paribas. Il offre des solutions d’investissement à haute valeur ajoutée aux épargnants individuels, entreprises et investisseurs institutionnels, grâce à un large éventail d’expertises réparties en quatre pôles de gestion : actions, obligations, dette privée et actifs réels, multi-actifs, quantitatif et solutions (MAQS). Son encours sous gestion s’élève à 421 milliards d’euros au 31 mars 2019. BNP Paribas Easy est la gamme d’ETF et de fonds indiciels de BNP Paribas Asset Management, reposant sur trois expertises : ESG, smart beta et cœur de portefeuille. L’ESG est au centre de la gamme indicielle de BNP Paribas Easy qui compte parmi les trois plus importants fournisseurs d’ETF ESG en Europe. BNP Paribas Easy est également pionnier dans le développement de nombreuses expertises en gestion indicielle et a été parmi les premiers à lancer des ETF sur le bas carbone, l’économie circulaire ou l’immobilier coté. La gamme d’ETF permet aux investisseurs institutionnels et particuliers de bénéficier d’une exposition aux principales classes d’actifs (actions, obligations, matières premières et immobilier coté) et zones géographiques. Sa capacité d’innovation et la qualité de sa gestion sont régulièrement récompensées.

Carbon Impact : La Française allie transition énergétique et recherche de performance financière

Marie Lassegnore, gérante obligataire à La Française. Elle a rejoint le groupe La Française en septembre 2018. Elle collaborait auparavant dans l’équipe obligataire globale d’Aberdeen Standard Investments où elle travaillait depuis 2013. Entre 2012 et 2013, elle a travaillé en tant qu’analyste quantitatif au sein de la multigestion de CM-CIC AM. Marie est CFA Charterholder, elle est diplômée d’un MSc in management de l’EM Lyon Business School ainsi que d’une licence de mathématiques de la Sorbonne. Marie travaille sur le sujet du financement de l’économie verte au travers du marché obligataire depuis 2015. A La Française, elle a mis en place les méthodologies d’investissement de «La Francaise Carbon Impact obligataire» (crédit et souverain).

Les accords de Paris en 2015 ont sonné l’alarme : on estime à 4 °C le réchauffement d’ici 2100 si les entreprises n’engagent pas une transformation importante. La Française, par sa stratégie Carbon Impact, propose à ses clients de contribuer à un climat plus durable ; en particulier la dernière stratégie en développement, côté obligataire, cherche à diviser le réchauffement par deux en ciblant la barre de 2 °C maximum. La stratégie investit sur tous les secteurs d’activité, avec un focus sur les entreprises en transition énergétique. L’objectif est la performance environnementale sur la base de critères ESG et carbone, mais aussi et surtout une performance financière mesurée par des critères de rentabilité, indispensable à la stratégie. De plus, La Française souligne que les entreprises anticipant les enjeux de transition énergétique sont mieux préparées face aux risques climatiques à venir, et présentent ainsi un risque financier moindre. L’offre Carbon Impact inclut deux fonds actions labellisés ISR (monde et zone euro) ; une stratégie Carbon Impact obligataire est en cours pour étoffer la gamme.