L'analyse de Dominique Chesneau

Les attentes des DAF en matière de financement des entreprises

Option Finance - 3 février 2014 - Dominique Chesneau

Alors que le gouvernement rappelle à bon droit que les conditions de règlement des factures prévues par la loi «LME» doivent être respectées par les grands donneurs d’ordre, force est de constater que le DSO a continué de se dégrader (70 jours en moyenne). Cette situation est particulièrement marquée pour les PME et ETI de l’industrie et du secteur de l’agroalimentaire. La principale source de financement de long terme des entreprises est l’autofinancement, or l’état d’étranglement de leurs comptes vient amputer cette capacité financière, les rendant d’autant plus dépendantes des financements externes pour investir sur le long terme et se développer.

Suite à la mise en place des règles dites de Bâle 3, les institutions financières européennes sont conduites à réduire la taille de leur bilan. Pendant le même temps, les autorités américaines prennent du retard pour mettre en œuvre cette réglementation, créant une concurrence déloyale au détriment des banques européennes. Aussi les entreprises françaises sont-elles davantage soumises qu’auparavant aux investisseurs anglo-saxons et asiatiques pour leur développement national mais aussi – et surtout – dans le financement des opérations de commerce international libellées en devises. Une trop grande dépendance vis-à-vis de l’épargne internationale peut être un facteur de déstabilisation en période de crise, les investisseurs se recentrant alors géographiquement.

Les règles prudentielles sont, à l’évidence, trop strictes pour les...

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