L'analyse de Jean-Florent Rérolle

Le reporting intégré : mode ou modèle ?

Option Finance - 16 décembre 2013 - Jean-Florent Rérolle et Laurent Choain, KPMG

Le 5 décembre dernier, l’IIRC[1] a approuvé formellement le référentiel du «reporting intégré» (RI). Derrière cette expression simple se cache un sujet plus ambitieux : (re)donner confiance aux investisseurs en communiquant plus et mieux sur la création de valeur à long terme de l’entreprise. Le constat est banal et ancien : les investisseurs sont frustrés par la complexité, le volume, le jargon et le caractère historique des informations qui leur sont communiquées et qui ne sont pas forcément utiles aux décisions de la communauté financière. Les investisseurs ont besoin de comprendre la trajectoire stratégique et le modèle de développement de l’entreprise car l’essentiel de la valeur réside dans les perspectives futures de celle-ci.

Une rénovation profonde du dialogue avec les marchés est donc nécessaire. C’est tout l’objet du RI qui est défini comme le «processus qui donne lieu à une communication sur la création de valeur au fil du temps, notamment par la production d’un rapport intégré». Concis, pertinent, prospectif, ce rapport doit porter sur les conditions dans lesquelles la stratégie, la gouvernance, la performance et les perspectives de l’organisation lui permettront de «créer de la valeur à court, moyen et long termes». L’entreprise est invitée à expliquer son business model, moteur de la création de valeur, à identifier ses actifs tangibles et intangibles clés, ses relations avec son écosystème et ses risques essentiels.

Elle doit montrer quelles sont les...

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