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Les directions financières dans la crise

Nexans préserve sa trésorerie

Option Finance - 05 Juin 2020 - Anaïs Trebaul 

Nexans, Crise financière

Gérer à la fois la crise du Covid-19 et un plan de restructuration, c’est le défi de la direction financière de Nexans. Après une importante baisse de ses résultats opérationnels en 2018, le groupe spécialisé dans la production de câbles pour différents secteurs (transports, bâtiment, énergies renouvelables, etc.) a fait évoluer sa direction et lance un plan de restructuration sur trois ans, qui est passé, en 2019, par la fermeture de plusieurs sites dans le monde.

Pour la seconde année de ce plan, perturbée par la crise sanitaire actuelle, Nexans a cherché à préserver sa trésorerie en misant avant tout sur l’optimisation de son besoin en fonds de roulement. Dans le cadre de la relance de son activité, le groupe a aussi choisi de se concentrer sur ses marchés à plus forte valeur ajoutée. 

Comment la crise sanitaire actuelle affecte-t-elle votre activité ?

Nous avons deux activités principales. Notre activité «transition énergétique» (environ 15 % de notre chiffre d’affaires) repose sur la production de câbles à haute tension. Il s’agit de projets à long terme, financés par les gouvernements des Etats dans lesquels nous intervenons, qui ne sont pas affectés par la crise actuelle. 

Notre seconde activité, qui représente environ 85 % de notre chiffre d’affaires, consiste en la production de câbles pour différents secteurs, tels que l’automobile, le ferroviaire, l’aéronautique, l’industrie, le bâtiment… Celle-ci a été la plus impactée. En avril, notre chiffre d’affaires a notamment diminué de 70 % sur les câbles automobiles par rapport à 2019, et de 40 % sur l’aéronautique. En effet, plusieurs usines de nos clients ont dû fermer pendant la crise sanitaire. De notre côté, nous n’avons fermé que ponctuellement une partie de nos sites de production, pour une durée inférieure à 15 jours. Après avoir été à 50 % de notre capacité de production en avril sur certains sites, aujourd’hui, nous en sommes à 60-80 %. Néanmoins, l’ensemble de nos usines ne sont pas touchées de la même manière. En Asie et en Australie,...

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