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Les directeurs financiers du luxe

Option Finance - 17 décembre 2012 - Morgane Remy

Luxe

Avec une croissance à deux chiffres de leur chiffre d’affaires et de leur résultat, les directeurs financiers de certaines grandes maisons du luxe peuvent faire des envieux chez la plupart de leurs confrères. Mais pour poursuivre leur développement malgré la crise financière, les acteurs de ce secteur «à part» ont tout de même été obligés d’améliorer leurs pratiques de gestion. Les directeurs financiers ont alors dû introduire un certain sens de l’économie dans un milieu de création et de prestige… quitte à bousculer les habitudes.

Le luxe a décidément le vent en poupe. Malgré un environnement économique dégradé, qui pèse sur de nombreux secteurs économiques, il devrait en effet afficher une croissance mondiale minimum de 10 % cette année, selon une étude Bain & Company publiée en octobre dernier. Un chiffre que pourrait dépasser largement les plus grands acteurs du secteur. Ainsi Richemont, le groupe suisse propriétaire – entre autres – de Cartier, a enregistré un chiffre d’affaires en hausse de 21 % au premier semestre, et un résultat opérationnel progressant de 28 % par rapport aux six premiers mois de 2011. LVMH, de son côté, affiche une hausse de 26 % de ses ventes et de 28 % de son bénéfice net sur la même période, tandis que PPR a enregistré une augmentation de 30,7 % des ventes réalisées par son pôle luxe. Ces grandes maisons doivent leurs excellents chiffres à leur activité aux marchés asiatiques, à commencer par la Chine, qui toujours d’après Bain & Company, représente désormais un quart des achats de luxe. Ainsi, chez PPR, les marques Bogetta Venetta et Yves Saint Laurent ont progressé de plus de 30 % dans ce pays. «Nos marques se développent surtout en Asie, avec une croissance globale de plus de 20 % en 2011, qui devrait se poursuivre au-delà de 10 % (en réel) en 2012, précise Jean-Marc Duplaix, directeur financier du groupe. Le marché est encore en devenir et nous continuons à y ouvrir des magasins afin de renforcer notre présence.»

Les pays émergents en ligne de mire

Les PME sont également concernées par cette tendance. «Mê...

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