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Il n’y a pas que l’empreinte carbone pour mesurer l’impact !

Funds Magazine - 30 avril 2021 - Proposé par Candriam

Si on pense spontanément à l’empreinte carbone pour mesurer les efforts d’une entreprise en matière d’investissement durable, c’est parce que la lutte contre le réchauffement climatique est devenue une des préoccupations phares des investisseurs. Mais elle n’est pas le seul outil à la disposition des gestionnaires d’actifs pour distinguer les bons et les mauvais élèves de la durabilité : empreinte hydrique, quantité de déchets produits, progrès sociaux, gouvernance… Une large gamme de critères leur permet de faire le tri. En voici les principaux.

Empreinte carbone

Les entreprises peuvent mesurer ou estimer la quantité de dioxyde de carbone qu’elles rejettent chaque année. Ces données permettent aux investisseurs de comparer les entreprises avant de prendre des décisions d’investissement. On distingue les émissions rejetées pendant la production (périmètre ou « scope » 1), pour fournir de l’énergie à l’entreprise (périmètre 2) et au cours de la vie du produit ainsi que dans la chaîne d’approvisionnement de l’entreprise (périmètre 3).

Empreinte hydrique

Les investisseurs peuvent aussi mesurer le volume d’eau consommé par les entreprises, à la fois pendant le processus de production et tout au long de la chaîne d’approvisionnement utilisée par celles-ci. En général, l’empreinte hydrique se mesure en mètres cubes d’eau consommés par million de dollars investi.

Production et recyclage des déchets

Les déchets, et notamment les déchets plastiques, ont pris une place importante dans les préoccupations des consommateurs et des investisseurs ces dernières années. Plus de 8,3 milliards de tonnes de plastique ont en effet été produites au cours de ces soixante-dix dernières années. Or, 80 % du plastique mondial finit sa vie dans une décharge ou dans la nature. De même que pour l’empreinte hydrique d’un portefeuille, la production de déchets se mesure la plupart du temps en tonnes de déchets produits par million de dollars investi.

Les investisseurs peuvent par ailleurs mesurer les efforts de recyclage des déchets des entreprises : les tonnes de matières recyclées dans le cadre des activités ordinaires et/ou les investissements dans le développement de sites de production circulaire réutilisant les déchets de produits anciens ou nouveaux.

Indépendance du conseil d’administration

Dans un tout autre registre, les gérants peuvent surveiller la proportion des sociétés en portefeuille dont le conseil d’administration ne dispose pas ou trop peu d’administrateurs indépendants, que ce soit vis-à-vis de l’actionnaire principal ou de la direction de l’entreprise. Les mesures du degré d’indépendance du conseil d’administration sont généralement cumulées à l’échelle du portefeuille.

Mixité hommes/femmes

Des études ont montré que les entreprises dont les conseils d’administration sont diversifiés ont tendance à obtenir globalement de meilleures notes ESG que les autres. Les investisseurs préoccupés par la représentation des femmes au sein des conseils d’administration de leurs sociétés en portefeuille peuvent mesurer le pourcentage cumulé d’administratrices sur l’ensemble de leurs investissements.

Conventions collectives

Si ce sont les conditions de travail des salariés auxquelles les investisseurs souhaitent faire attention, ils peuvent mesurer le pourcentage de leur portefeuille investi dans des entreprises dont le personnel est protégé par une convention collective. Ou surveiller les conditions et pratiques de travail des entreprises qui forment la chaîne d’approvisionnement de leurs investissements.

En savoir plus

Les Nations unies ont défini 17 objectifs de développement durable (ODD), qui sont très souvent utilisés dans l’analyse ESG des investissements. Ils visent, à l’horizon 2030, à éradiquer l’extrême pauvreté et la faim dans le monde, à permettre à tous de vivre en bonne santé et d’avoir accès à une éducation de qualité, à promouvoir l’égalité entre les sexes, à donner accès à des ressources d’eau et d’énergies propres, à réduire les inégalités, à développer une industrie et des villes durables, à fournir aux travailleurs un emploi décent, à favoriser une production et une consommation responsables, à lutter contre le changement climatique, à conserver les ressources marines et terrestres, à encourager la justice et des institutions efficaces et à encourager des partenariats pour réaliser ces objectifs.