Gestion du risque client

Expertise

En sécurisant ses clients, Coface favorise leur développement

Option Finance - 25 novembre 2020 - Anne del Pozo

Risque client

La crise sanitaire que traverse l’ensemble de la planète a des répercussions majeures sur la croissance mondiale et la santé des entreprises. Le confinement a impacté tant la demande que l’offre, provoquant une contraction sans précédent en temps de paix des économies. L’occasion pour Coface de renforcer son soutien à ses clients et de lancer de nouvelles offres.

Antonio Marchitelli, directeur général Coface France et Europe de l’Ouest

La menace toujours présente du virus et les différentes restrictions qu’il impose alimentent la frilosité des consommateurs comme des investisseurs, affaiblissent les échanges internationaux et menacent la vigueur de la reprise. «Une situation qui fragilise particulièrement certains secteurs liés au transport, au tourisme, à l’événementiel et accélère les mutations en cours, souligne Antonio Marchitelli, directeur général de Coface France. Au sein même des secteurs d’activité, les situations restent disparates, les entreprises ayant tardé à faire leur révolution numérique rencontrant plus de difficultés.» Dans ces conditions, beaucoup d’entreprises font face à des difficultés de trésorerie qui les rendent plus vulnérables à des risques d’impayés.

Informer pour garantir la sécurité des échanges commerciaux

En tant qu’assureur crédit, la mission centrale de Coface repose précisément sur la prévention des impayés, notamment en informant ses 50 000 clients sur la solidité de leurs partenaires commerciaux. Une tâche essentielle en situation normale qui devient vitale dans le contexte actuel : à un risque de défaut en hausse se conjuguent des difficultés accrues pour évaluer la santé financière des entreprises. Cette appréciation exige le travail d’experts se fondant sur des informations pointues et actualisées. «Avec ses 4 200 salariés, sa présence dans une centaine de pays, ses 52 centres répartis dans le monde qui collectent, comparent et analysent les données macro comme microéconomiques, Coface dispose précisément des équipes et de l’envergure géographique pour fournir une information exhaustive de qualité», rappelle Antonio Marchitelli. Celle-ci est le fruit d’enquêtes de terrain, d’entretiens individuels, de compilations sur les incidents de paiement. Ces chiffres alimentent des bases de données croisées, contextualisées et actualisées en permanence. Ils fournissent la matière indispensable à l’activité d’un assureur crédit. Pas surprenant dans ces conditions que les services de Coface fassent référence et génèrent pas moins de 10 000 décisions d’arbitrage au quotidien ! «En plus de nos solutions d’assurance crédit et pour satisfaire la demande du marché, nous avons décidé de proposer une plateforme dédiée à l’information. Intuitive, offrant une gamme étendue de services, celle-ci permettra un accès direct et facile aux données produites par les équipes de Coface, lesquelles fournissent à nos clients une évaluation fine du risque de leurs acheteurs bien sûr, mais aussi de celui de leurs fournisseurs et partenaires.» Une offre digitale et innovante qui fait aussi figure de réponse aux interrogations et besoins suscités par la crise actuelle.

Indemniser en cas d’impayé

En ces temps de difficultés exceptionnelles, Coface peut ainsi épauler avec succès ses clients, délivrer des conseils à haute valeur ajoutée qui font toute la différence dans un environnement dangereux, tant sur le marché domestique qu’à l’export. La crise sanitaire et économique qui sévit impose à Coface une mobilisation de tous les instants, un professionnalisme reconnu, un sens du service, qui font déjà partie de son ADN. «Des solutions sur mesure ont été mises en place, grâce à un dialogue renforcé avec nos clients et à leurs contreparties», rappelle Antonio Marchitelli. Pour les protéger des conséquences d’un impayé, Coface les indemnise lorsque le recouvrement s’avère impossible ou trop long à obtenir. Il ne faut pas oublier qu’une PME sur quatre qui fait faillite, le fait à la suite de factures non honorées. Les solutions d’assurance sur mesure proposées par Coface s’avèrent particulièrement protectrices dans une crise exceptionnelle comme celle que nous traversons. Du risque pays aux couvertures export, des garanties fournisseurs aux assurances acheteurs ou investisseurs, l’offre de Coface permet de répondre à tous les aléas. Coface protège également ses clients en devenant un relais performant des garanties apportées par l’Etat, lequel propose une extension ou une substitution de couverture dans le cadre des dispositifs dits «CAP», récemment étendus aux grandes entreprises et aux exportations. Dans ce cadre, Coface reste l’interlocuteur unique de ses clients et s’assure de la qualité et de la rapidité de ses réponses, ainsi que de la simplicité des procédures mises en place. Elle s’efforce par ailleurs, par un dialogue exigeant avec les pouvoirs publics, à en faciliter l’accès pour parvenir à couvrir l’ensemble des acteurs économiques.

Une stratégie ambitieuse au service des entreprises

«La crise actuelle aura montré la pertinence de la stratégie définie dans notre récent plan build to lead, qui court jusqu’en 2023. Il s’agit pour Coface de proposer une gamme étendue de services à haute valeur ajoutée, complémentaire de l’assurance crédit, pour soutenir désormais l’ensemble de l’action commerciale de nos clients et participer ainsi à leur développement», insiste Antonio Marchitelli. Au service de cette ambition, la digitalisation de Coface va être poussée pour offrir plus de réactivité et améliorer l’expérience client. Les nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle et le machine learning, ne seront pas en reste : elles fourniront les moyens d’extraire toute la richesse des puissantes bases de données disponibles, et des outils permettant de mieux répondre aux besoins de nos clients. Cette stratégie portée par le professionnalisme des équipes de Coface garantira des prestations de haut niveau en toute sécurité et au bénéfice du développement des entreprises.

Questions à Bruno de Moura Fernandes, économiste pour l’Europe de l’Ouest chez Coface

Au troisième trimestre 2020 l’activité économique avait bien rebondi, le PIB enregistrant une croissance de + 18,2 % après – 13,7 % au deuxième trimestre. Une belle dynamique qui, en l’état, permettait de limiter à – 4 % l’écart de l’activité en France entre fin 2019 et le troisième trimestre 2020. La seconde période de confinement pourrait néanmoins rebattre un peu les cartes. Certes, depuis la rentrée de septembre, il était évident que la France, comme l’Espagne, serait fortement touchée par la seconde vague de la Covid-19 et que des mesures allaient être prises. Mais pas au point d’imposer le second confinement actuel. En conséquence, les prévisions de reprise de l’économie pour 2021 vont dépendre de la date de fin de ce second confinement et de l’évolution des mesures au premier trimestre 2021.

Quels seront les secteurs les plus impactés par ce deuxième confinement ?

Aujourd’hui, les secteurs les plus affectés par ce deuxième confinement sont plus particulièrement les commerces de proximité (n’étant pas de première nécessité), les secteurs hôtellerie/cafés/restaurants, le tourisme et l’évènementiel. En revanche, d’autres secteurs comme le BTP, la production industrielle ou encore les services directs à la personne (aide à domicile, restauration à domicile, etc.) sont beaucoup moins impactés aujourd’hui que lors du premier confinement. De même, le maintien des écoles ouvertes permet à un plus grand nombre de salariés et d’entrepreneurs de travailler. Nous risquons donc moins un choc d’offre que de demande dans ces secteurs. Les dépenses des ménages pourraient en effet ralentir au profit d’une épargne de précaution. A ce jour, les entreprises ont donc peu de perspectives, ce qui pourrait les inciter à la prudence en termes d’investissement et de recrutement.

Quel sera l’impact du second confinement sur le volume des défaillances d’entreprises ?

Au mois de septembre, le volume des défaillances d’entreprises avait chuté de – 32 % par rapport à septembre 2019. Il était de – 37 % sur les neuf premiers mois de l’année (vs les neuf premiers mois de l’année 2019). Une forte baisse à mettre en perspective avec l’ensemble des dispositifs de soutien aux entreprises proposés par le gouvernement (PGE, chômage partiel, fonds de solidarité, suspension de l’obligation de déclaration en cessation de paiements jusqu’au 23 août inclus, etc.). Avec la seconde période de confinement, le gouvernement a prolongé certains de ces dispositifs. Le début du remboursement du PGE a ainsi été décalé de mars 2021 à mars 2022 et les mesures de chômage partiel reconduites. Alors certes, l’augmentation du volume des défaillances d’entreprises reste contenue tant que ces dispositifs sont maintenus. Pour autant, en 2021, Coface estime que la sinistralité des entreprises devrait augmenter de 16 % par rapport à 2019.