Les Trophées de l'Asset Management

Julien Meyfret, responsable du développement commercial France, State Street

State Street : « Une occasion d’observer les tendances du secteur et d’y contribuer »

Funds Magazine - 26 mars 2021 - Ingrid Labuzan

State Street est partenaire des trophées de l’asset management depuis leur création. Qu’en retirez-vous ?

Nous sommes séduits par cette récompense basée sur des critères qualitatifs et non quantitatifs. Cela correspond à notre culture d’entreprise. Nous avons toujours eu à cœur de rester en phase avec le tissu local des sociétés de gestion et de servir d’interface avec l’écosystème global de l’asset management. Ces trophées nous permettent également de renforcer nos liens avec les acteurs français, un marché sur lequel nous sommes présents depuis trente ans.

Etre membre du jury nous permet d’observer l’évolution des tendances du secteur, mais aussi d’y contribuer. C’est l’occasion de traduire ces tendances au sein de notre stratégie globale et de valider le juste positionnement de nos offres, qu’il s’agisse de nos services traditionnels, comme la tenue de compte, ou de nos nouvelles activités autour du « front-to-back » (alpha), de l’ESG, du data management…

Vous tenez ce rôle de juré pour la première fois. Quelles sont vos impressions ?

J’ai été très impressionné par la qualité des dossiers qui font l’objet d’une grande attention de la part des candidats. Cela prouve leur grand professionnalisme, mais aussi leur niveau de motivation pour obtenir les trophées qu’ils convoitent. Il y a une réelle adéquation entre les dossiers et la catégorie de trophée visée. Il est donc très intéressant pour State Street d’être partenaire d’un événement qui permet d’instaurer un échange avec ce type de sociétés de gestion.

Est-il aisé de parvenir à un consensus sur les lauréats ?

Le processus est assez fluide, notamment grâce à la qualité de la méthodologie d’évaluation. Les critères de notation sont très bien définis et constituent un premier échelon de sélection efficace. Le jury rassemble des profils très diversifiés, mais complémentaires. Chacun d’entre nous a son propre axe de jugement. Cela nourrit des débats animés, mais toujours sains et ouverts. L’objectivité de chacun n’est jamais remise en question, et nous parvenons à un consensus sans accrochage.

Quels sont les critères auxquels vous accordez une attention particulière ?

A titre personnel, j’en ai deux. D’une part, la qualité du service client. J’y suis très attaché, car il représente la face visible d’une entreprise et s’avère donc révélateur de la culture de l’organisation. C’est aussi là qu’une société peut faire la différence, en offrant une expérience client de qualité. Je suis également très attentif à la vision à long terme du dirigeant de la société, tant sur le plan commercial que des ressources humaines, des infrastructures, du traitement des équipes et de la façon de les impliquer dans l’avenir de l’entreprise. Un entrepreneur travaille pour une communauté.

Du point de vue de State Street en tant qu’organisation, nous sommes sensibles aux projets de développement internationaux – tant pour les sociétés internationales qui souhaitent se développer en France que pour les sociétés hexagonales qui ont une ambition d’expansion globale.

A quels défis avez-vous été confronté en tant que juré ?

La quantité de travail nécessaire pour évaluer tous les dossiers est un challenge en soi. Il faut comprendre l’ADN de chaque société de gestion, sa pénétration sur le marché, l’ambition de ses gérants… J’en profite d’ailleurs pour saluer l’implication de chaque juré qui a rendu ce processus particulièrement intéressant. Le dialogue avec les candidats est également très enrichissant, et chaque acteur de ces trophées y apporte sa valeur ajoutée propre.