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Entretien

Fabrice Martineau, co-CEO de DC Advisory France

Option Droit & Affaires - Novembre 2019 - Propos recueillis par Coralie Bach

M&A

Promu co-CEO de DC Advisory France en juin dernier, Fabrice Martineau, qui pilote désormais le bureau parisien de la boutique M&A avec David Benin, revient sur l’activité des fusions-acquisitions de ces derniers mois. Malgré un contexte macroéconomique plus incertain, les marchés européens, et notamment le marché français, continuent de rester dynamiques et d’attirer l’attention des investisseurs stratégiques comme financiers.

Fabrice Martineau, co-CEO de DC Advisory France

DC Advisory France

Après une année 2018 plutôt florissante au niveau des fusions-acquisitions, 2019 semble marquer le pas. Quel bilan tirez-vous de ces neuf premiers mois de l’année ?

Nous avons effectivement observé un ralentissement global du nombre d’opérations depuis le début de l’année, au niveau mondial tout d’abord, mais aussi en France sur les différents segments de marché. Le premier semestre a ainsi été moins actif, en comparaison avec la même période de 2018, marquée par un fort attentisme. Cela s’explique certainement en partie par un effet «gilets jaunes» qui a non seulement impacté la distribution mais également de nombreux autres secteurs.

Le deuxième trimestre a néanmoins connu un rebond d’activité.

In fine, nous restons dans un marché globalement bien orienté, avec une année 2019 qui devrait être une année d’atterrissage après quatre ans d’activité intense.

Les fondamentaux demeurent en effet solides, à commencer par la grande disponibilité des financements grâce à des politiques monétaires accommodantes qui constituent un fort soutien pour le marché des fusions-acquisitions. Par ailleurs, les fonds de private equity disposent encore de beaucoup d’argent, alimentant le marché M&A, en particulier sur le mid-cap.

Brexit, tensions sino-américaines, les incertitudes politiques ont-elles déjà des répercussions sur les marchés européens et français ?

Le contexte macroéconomique comporte quelques nuages. Il y a évidemment la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine qui génère des incertitudes, et le Brexit. Même si personne n’a véritablement de visibilité sur ses réelles conséquences, c’est un point d’attention pour des acquisitions d’entreprises ayant une activité outre-Manche.

Enfin, plusieurs pays européens subissent un ralentissement de leur croissance, à commencer par l’Allemagne. C’est en partie lié aux difficultés de l’industrie automobile, qui se diffusent assez largement sur l’économie outre-Rhin.

En France, au contraire, la croissance, bien que fragile, reste stable.

Ce contexte macroéconomique plus incertain freine certaines ambitions d’acquisition. Il...

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