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La confiance retrouvée

Option Droit & Affaires - 26 octobre 2015 - Ondine Delaunay et Florian Le Quintrec

M&A

De gauche à droite, à l’arrière : Frédéric Duponchel, président-directeur général, Accuracy - Grégoire Chertok, associé-gérant, Rothschild - Nicolas Paulmier, associé, Cinven. A l’avant : François Lhospitalier, directeur juridique, Virgin Mobile France - Nicolas Bombrun, associé, Shearman & Sterling 

Malgré l’abandon de certains projets, les acteurs du M&A s’accordent sur une reprise du marché, notamment dans des secteurs comme ceux des télécoms, de la pharmacie ou de l’hôtellerie. Les groupes industriels ont porté leur attention sur un certain nombre de projets d’acquisition, grâce notamment à une situation financière favorable et à un coût de l’investissement plus faible que les années précédentes. Pour les entreprises françaises, le marché redémarre pourtant plus lentement. Dealogic avait enregistré un volume record d’opérations en 2014 à 236 milliards de dollars. Entre janvier et mi-septembre 2015, le marché n’en est qu’à 143 milliards. Comment expliquer le manque de dynamisme français ? Etat des lieux du secteur par cinq experts de la matière.

Etat des lieux du marché

Grégoire Chertok, associé-gérant, Rothschild

Grégoire Chertok : Depuis le dernier haut de cycle, au printemps 2007, le marché a subi trois crises d’affilée : en juillet 2007 avec la crise des subprimes, en octobre 2008 lors de la chute de Lehman Brothers, et à l’été 2011 durant la crise de la dette souveraine. Jusqu’à la fin de l’année 2013, le marché du M&A a été déclinant. Nous situons le point de bascule au 1er janvier 2014. Depuis cette date, le marché des fusions-acquisitions s’est accéléré, porté par deux moteurs. D’abord financier : les liquidités sont disponibles. C’est l’une des conséquences du quantitative easing aux Etats-Unis et en Europe. Les marchés boursiers ont également été porteurs, permettant à des groupes, comme à des fonds de private equity, de se délester d’actifs en portefeuille qu’ils n’avaient pas pu vendre durant la période 2007-2013. Le second moteur de cette reprise est industriel. La faible croissance s’annonce durable en Europe et les agrégats macroéconomiques ne sont pas bons. Les groupes européens sont à la recherche de ­développements et n’ont pas d’autres choix que de se tourner vers la croissance externe, vers la recherche de synergies, dans le but d’atteindre une taille critique. Ils ont majoritairement cherché la croissance là où elle était, c’est-à-dire dans les pays émergents. J’ajoute un dernier facteur qui est visible depuis le premier semestre 2015 : face à l’affaiblissement de l’euro, les groupes américains en ont profité pour réinvestir en Europe, profitant d’un taux de change favorable.

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