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Table ronde

LBO : comment définir le meilleur mode de financement ?

Option Droit & Affaires - 11 février 2019 - Propos recueillis par Coralie Bach, Gilles Lambert et Marie-Stéphanie Servos

Private Equity

L’année 2018 a confirmé le dynamisme des fonds LBO. Sur le seul premier semestre, France Invest a recensé 188 opérations, représentant près de 3,7 milliards d’euros d’investissement ; une prospérité étroitement liée au marché du financement. Comment définir le financement le plus approprié pour une opération ? Comment se positionnent les fonds de dette par rapport aux banques ? Toutes les transactions se financent-elles ? Six experts partagent leur analyse et leurs expériences.

Etat des lieux

Stéphanie Corbière, associée, Freshfields
Freshfields

Stéphanie Corbière, associée chez Freshfields : L’année 2018 s’inscrit dans la lignée de 2017 en termes de densité, mais elle a néanmoins une spécificité. En effet, nous avons remarqué un petit décrochage avant l’été. Le premier semestre a connu beaucoup d’opérations primaires, secondaires et tertiaires, avec un grand nombre d’opérations préemptives ainsi qu’une forte compétition. Le mois de juillet a été plus compliqué, le marché ayant été un peu secoué au niveau de la syndication des deals. Enfin, si la rentrée a été plutôt calme, ce début d’année 2019 est surtout axé sur l’exécution. En termes de financement, l’année a été relativement complète, avec des crédits PIK (l’emprunteur ne paie pas d’intérêts cash mais ils sont capitalisés au principal de la dette), des seconds liens (dette s’insérant entre la dette senior et la dette mezzanine), des financements mezzanine, des financements unitranches… Nous avons noté un recours toujours plus important à ce type d’opérations, bien qu’il ait déjà été amorcé depuis 2016 et 2017, et l’année écoulée a véritablement marqué la consécration des structures complexes. Cela s’explique notamment par l’abondance de liquidités et de financements, ainsi que par la volonté des sponsors de leverager davantage les opérations. Si l’ensemble des acteurs, tant les banques que les fonds de dette, ont été très disposés à financer, ils ont toutefois été assez vigilants sur la qualité des actifs concernés.

Patrick Sandray, responsable financements d’acquisition par effet de levier, France, Belgique et Suisse chez Société Générale
Société Générale

Patrick Sandray, responsable financements...

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