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Entretien avec Jérôme Berger, CEO, Orange Ventures

«Les transformations et innovations ne sont plus l’apanage des grosses structures de R&D.»

Option Droit & Affaires - 8 janvier 2020 - Propos recueillis par Coralie Bach

Private Equity

Ancien directeur du financement et de la trésorerie d’Orange, Jérôme Berger a pris, en septembre dernier, la direction du fonds de corporate venture Orange Digital Ventures, rebaptisé Orange Ventures. Il présente, à Option Droit & Affaires, les nouveaux projets du groupe télécom en matière de capital-innovation.

Orange fait partie des pionniers en matière de corporate venture en France. Comment le groupe a-t-il fait évoluer sa stratégie d’investissement dans le capital-innovation au cours des dernières années ?

L’activité de capital-investissement d’Orange bénéficie aujourd’hui d’une certaine maturité, mais elle s’inscrit aussi dans une stratégie globale d’open innovation qui comprend de nombreuses autres actions, comme le développement des accélérateurs Orange Fab par exemple.

L’activité d’investissement est néanmoins gérée de manière autonome et s’est peu à peu structurée pour donner naissance à Orange Digital Ventures en 2015. En quatre ans, l’équipe a investi près de 80 millions d’euros dans une vingtaine de start-up, et a enregistré deux sorties dont la vente de la plateforme de crowdfunding KissKissBankBank à la Banque Postale.

Orange a aussi été sponsor de plusieurs fonds. Les investissements en direct dans les start-up ont-ils pris le pas sur les investissements indirects ?

L’effort d’investissement est effectivement aujourd’hui plus orienté sur les investissements en direct. Cette stratégie répond mieux aux objectifs du groupe, à savoir favoriser l’open innovation pour gagner en efficacité et avoir un impact direct sur le développement de son écosystème numérique.

Cela étant dit, nous continuons néanmoins de collaborer en bonne intelligence avec les fonds dans lesquels Orange a investi et nous ne nous interdisons pas d’autres types de partenariats.

Quels sont les retours financiers et business de ces investissements ?

Nos performances financières sont en ligne avec celles des VC européens. Nous avons ainsi quelques beaux succès, comme la néobanque britannique Monzo qui a été valorisée plus de 2,5 milliards de livres sterling lors de sa dernière levée de fonds.

Concernant l’aspect opérationnel, près des deux tiers de nos participations collaborent, d’une façon ou d’une autre,...

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