Dossiers

Table ronde

Sortie de LBO : fonds et industriels jouent leurs atouts

Option Droit & Affaires - Janvier 2020 - Propos recueillis par Coralie Bach, Emmanuelle Serrano et Gilles Lambert

Private Equity

De gauche à droite et de haut en bas : Philippe Salats, CFO, Photonis - Nicolas Barberis, associé, Freshfields - Renaud Morelet, CFO, Sogetrel - Jean-Philippe Bescond, gérant, Lazard - Sébastien Pontillo, associé, Eversheds Sutherland - Martin Naquet Radiguet, associé, transactions services, PWC

Les fonds et les industriels se livrent une bataille féroce pour emporter les meilleurs actifs et doivent en outre faire face au déploiement des spécialistes de l’infrastructure et des investisseurs nord-américains.

Le dynamisme du marché français

Jean-Philippe Bescond, gérant, Lazard
Lazard

Jean-Philippe Bescond, gérant, Lazard : Le marché a été relativement actif, notamment sur le small/mid-cap. Sur le mid/large cap, nous avons observé un léger ralentissement, qui n’était pas lié aux conditions macroéconomiques mais plutôt à un effet de cycles d’investissement. Ces dernières années, la rotation des actifs s’est accélérée et les deals, qui normalement, auraient dû se réaliser en 2019 ont été conclus plus tôt.

Par ailleurs, les fonds paneuropéens ont tendance à privilégier le marché français. Les mesures fiscales introduites ont accru l’attractivité du marché et le Brexit a entraîné des incertitudes au Royaume-Uni. Plusieurs fonds ont relocalisé une partie de leurs équipes en France ou ont accéléré leur concentration sur l’Hexagone. Ce mouvement a amené un dynamisme complémentaire qui devrait se prolonger en 2020. Je suis plutôt optimiste concernant l’évolution du marché du private equity.

Martin Naquet Radiguet, associé, transactions services, PWC
PWC

Martin Naquet-Radiguet, associé, PWC : Nous faisons le même constat sur le mid/large cap en 2019. Le rythme de rotation des actifs a d’autant plus d’impact que les transactions sur ce marché sont essentiellement des LBO secondaires ou tertiaires. Il y a assez peu de LBO primaires sur le mid/large cap.

Cela étant dit, les conditions macroéconomiques restent bonnes et on ne voit pas venir de crise. Il y a eu certes un vrai creux d’activité en septembre, sans doute autoalimenté par l’anticipation d’une crise qui n’a pas eu lieu. Les financements sont là, les fonds de private equity...

La suite de cet article est réservée aux abonnés

Vous avez déjà un compte

Pour lire la suite de cet article, connectez-vous à votre compte

Mot de passe oublié

En cas de problème avec votre compte abonné, merci de contacter abonnement(at)optionfinance.fr

Pas encore abonné ?

Découvrez toutes nos offres d'abonnement et accédez à nos articles et dossiers en ligne.

S'abonner