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Restructuring - Edito

2020 : une année hors normes

Option Droit et Affaires - 5 mars 2021 - Emmanuelle Serrano

Une chute de 38 % du nombre de défaillances en 2020, voilà un chiffre qui a marqué les esprits. Avec plus de 130 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat (PGE), le contraire eut été étonnant. Cette « mise sous cloche » de l’économie a permis la création d’une bulle de trésorerie maintenant les entreprises in bonis grâce aux différentes mesures gouvernementales d’accompagnement (PGE, chômage partiel, report des charges et des loyers, etc.). Mais elle réservera vraisemblablement quelques réveils douloureux (reprise du judiciaire), surtout si la relance n’est pas au rendez-vous, une fois la vaccination d’une majorité de la population réalisée. Comme le notait récemment dans un quotidien économique Olivier Buisine, administrateur judiciaire et président de l’Institut français des praticiens des procédures collectives (IFPPC), il faudra bien tôt ou tard identifier et séparer les entreprises maintenues artificiellement en vie des organisations plus saines. Si l’Etat procède à un débranchement progressif des perfusions, cela devrait toutefois se passer de façon moins brutale.

Chose sûre, plus les entreprises auront recours aux procédures de conciliation pour restructurer leur dette et aux procédures de prévention amiable (mandat ad hoc, conciliation), plus elles bénéficieront d’un cadre propice à la négociation de moratoires avec les créanciers publics et privés sous l’égide d’un tiers comme le tribunal de commerce ou le tribunal judiciaire pour les professions libérales et les...

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