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Restructuring : préparer l’avenir dans un monde incertain

Option Droit et Affaires - 5 mars 2021 - Jeantet

Il y a plus d’un an maintenant, la Covid-19 faisait son apparition en France. Aujourd’hui, le constat est sans appel : outre l’évident choc sanitaire, la pandémie a durablement fragilisé un tissu économique constitué d’entreprises qui n’ont pas retrouvé le niveau d’activité d’avant-crise. Si les mesures prises, tant par le gouvernement que par les industriels et leurs partenaires financiers, ont joué le rôle de bouteilles de plongée durant cette longue coulée, le retour à la surface s’annonce difficile avec des premières échéances de PGE à régler. Et certains pourraient manquer d’oxygène.

La gestion de l’incertitude

Si l’on reste optimiste, c’est une vague de défaillances qui a été évitée grâce aux mesures préservant la trésorerie des entreprises. Qu’il s’agisse du prêt garanti par l’Etat (PGE), de reports de charges fiscales et sociales, de chômage partiel, du fonds de solidarité pour les petites entreprises, ou de reports d’échéances de remboursement en capital ou en intérêts, tout a été fait pour ne pas condamner les entreprises à mettre la clé sous la porte. Cela se vérifie par les chiffres puisque le nombre de dépôts de bilan est anormalement bas au regard des dernières données disponibles. Entre avril et août 2020, seulement 351 défaillances ont été recensées, contre plus de 750 un an plus tôt. C’est autant d’entreprises en difficulté qui n’ont pas eu besoin d’aller au tribunal grâce aux dispositifs de circonstance. 

Cela étant précisé, le PGE n’a pas résolu le fond du problème – la baisse d’activité – et il a fait exploser les ratios d’endettement dans beaucoup de cas, ce qui est intenable sur le long terme sans nouvel apport de fonds propres ou quasi-fonds propres. Sur la question de l’exigibilité du PGE, les entreprises vont avoir la possibilité de rembourser maintenant ou d’étaler leurs échéances sur une période de cinq ans. Le gouvernement pourrait aussi prendre des mesures complémentaires afin de s’assurer que le mur de la dette n’écrase pas l’économie nationale abruptement. Du point de vue des banques, le raisonnement est sensiblement différent, et la patience risque de...

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