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Covid-19 - Banques : impacts en normes IFRS sur les pertes de crédit attendues

Option Finance - 4 juin 2021 - Mazars

Tout au long de la crise sanitaire, les banques ont joué un rôle important dans l’accompagnement et le soutien des entreprises. Mais avec quels effets sur le risque de crédit supporté par les banques ? Une analyse menée sur l’information financière auditée et présentée dans les rapports annuels au 31 décembre 2020 d’un échantillon de 26 banques européennes, a permis de dégager quelques grandes tendances.

Par Vincent Guillard, associé, et Florence Michel, Senior manager, Mazars

1. Sans surprise, en 2020, le risque de crédit pèse fortement sur le résultat des banques

Pour mémoire, l’impact en résultat des pertes attendues liées au risque de crédit, appelé aussi coût du risque chez les banques, vient traduire la vision du management des banques sur les pertes de crédit qu’elles s’attendent à subir en raison des potentiels futurs défauts de leurs clients.

Ainsi, à fin décembre 2020, cet impact représentait, en moyenne sur l’échantillon, 78 % de leur résultat opérationnel (avant coût du risque) contre 21 % en décembre 2019.

Ce poids du coût du risque s’explique par un effet « ciseau » : la plupart des banques de l’échantillon présentent une baisse de leur résultat opérationnel 2020 par rapport à celui de 2019, combinée à une forte augmentation du coût du risque (+ 350 % en moyenne sur l’année).

On peut noter qu’en moyenne sur notre échantillon, l’accélération des dotations en coût du risque a été plus marquée sur le premier semestre 2020 (+ 600 % par rapport au premier semestre 2019) que sur le second. Toutefois, cette moyenne masque une certaine hétérogénéité par pays. Par exemple, les banques françaises, italiennes et espagnoles présentent globalement une augmentation assez régulière sur les deux semestres de l’année 2020.

2. Les provisions constituées à fin 2020 couvrent une part plus importante des expositions figurant au bilan des banques

Une vision plus bilantielle permet de calculer le taux de couverture global en divisant le montant des pertes attendues provisionnées au bilan, par la somme des encours de prêts, instruments de dette et encours hors bilan supportant ce risque de crédit.

Ce taux de couverture global a progressé de 12 % entre fin 2019 et fin 2020 avec un effort concentré sur les provisions sur encours sains. Cette hausse s’explique par une augmentation du stock de provisions de + 28 % en 2020 par rapport à 2019 et d’une hausse moins rapide des encours de + 7 % sur la même période.

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