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Economie

Point de rentrée – Que dirions-nous à un ami qui sortirait de huit mois de coma ?

Option Finance - 11 septembre 2020 - Sorgem Evaluation

Coronavirus, Economie

Notre ami se souvient que fin 2019, avant l’accident qui l’a plongé dans le coma, de nombreux articles de presse relayaient des propos d’analystes considérant qu’une bulle financière s’était créée. Marc Touati indiquait ainsi que «les niveaux actuellement atteints par le Dow Jones et le Nasdaq continuent de défier l’entendement» et que «le niveau actuel du CAC 40 suppose que les bénéfices des entreprises composant ce dernier augmenteront de 10 % en 2020, ce qui paraît très peu probable»1. Jean-Jacques Ohana, responsable de la gestion d’actifs chez Ycap AM, considérait que «les marchés financiers dans[aient] sur un volcan».

Par Thomas Hachette, associé, Sorgem Evaluation

Notre ami fraîchement sorti du coma nous pose donc naturellement les questions suivantes : la crise financière attendue a-t-elle eu lieu ? Y a-t-il eu une nouvelle décevante qui a mis le feu aux poudres ?

La réponse : il y a eu une pandémie d’une ampleur extraordinaire, qui a contraint la plupart des pays à confiner leur population, et qui n’est pas terminée aujourd’hui. Mais ne t’inquiète pas, la plupart des indices actions n’ont pas plongé de manière très significative par rapport à fin 2019, même si les grands indices français s’en sortent moins bien que les autres (le CAC 40 et le SBF120 ont enregistré une baisse d’environ 15 %) : le DAX et le Dow Jones sont à peu près à leur niveau de fin 2019, le S&P 500 a progressé de 11 % sans parler du Nasdaq-100 qui a progressé de 42 %1.

Notre ami est naturellement étonné et veut en apprendre davantage…

Nous pourrions lui dire que lors de la survenue de la crise, deux théories pouvaient s’opposer. La première se fondait sur l’idée que, même si des aléas subsistaient, cette crise, impressionnante par son ampleur et impact, est transitoire, car après un pic attendu, le virus devrait décliner dans les mois à venir, et certainement avec l’arrivée de l’été. La deuxième, plus pessimiste, se fondait sur l’idée que cette crise transitoire pourrait être l’étincelle qui allait mettre le feu à l’économie, ou du moins «rebaser» des valorisations qui semblaient à certains trop élevées.

Au début, les marchés financiers semblaient croire en la deuxième théorie : entre le 19 février et le 23 mars, la performance...

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