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Focus

Intégrer le comité éxécutif, un challenge pour les directeurs juridiques

Lettre Option Droit & Affaires - 1er avril 2015 - Delphine Iweins

Les juristes martèlent leur place au sein de l’entreprise, s’élevant non plus comme de simples experts, mais avant tout comme des protecteurs de la stratégie. Cependant, les directeurs juridiques membres des comités exécutifs sont encore trop rares. Ce comité éxécutif est-il l’organe le plus adéquat pour que le directeur juridique apporte une réelle valeur ajoutée à la mise en œuvre de la stratégie de l’entreprise ?

Auparavant essentiellement fournisseur d’expertise juridique pour les équipes opérationnelles de l’entreprise, le directeur juridique a vu petit à petit ses fonctions évoluer d’abord vers le «risk-management», puis vers la mise en place d’un programme d’éthique et de conformité et enfin, en tant qu’acteur clé de l’entreprise, en devenant par exemple membre du comité exécutif et en se plaçant directement sous l’autorité du directeur général. «Nous constatons clairement un momentum de la fonction juridique qui s’explique par une augmentation des risques et donc du besoin de sécurité juridique pour les entreprises qui pousse leurs dirigeants à inclure les enjeux juridiques au sein de leurs stratégies», confirme Alexandre Menais, group general counsel d’Atos.

Une évolution qui s’explique, entre autres, par la prise de conscience des dirigeants de la multiplication des risques juridiques notamment dans les grands groupes internationaux. «Les études les plus récentes montrent que dans les entreprises, cotées ou non, la nomination du directeur juridique en tant que membre du comité exécutif est de plus en plus fréquente sans pour autant être systématique», relève le professeur Christophe Roquilly, doyen du corps professoral et de la recherche de l’EDHEC Business School.

Les directeurs juridiques ne sont, en effet, pas encore tout à fait affranchis de la tutelle du directeur financier et du secrétaire général. «Au sein des ETI, le reporting avec le président-directeur général doit s’accélérer, les directeurs juridiques membres des comités exécutifs sont encore trop rares», dénonce Olivier Chaduteau, associé fondateur du cabinet Day One.

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