La lettre d'Option Droit & Affaires

direction juridique

Lean : nouveau Graal des directions juridiques ?

Lettre Option Droit & Affaires - 22 juillet 2015 - Philippe Fenot & Guillaume Nonain

Cantonnée à l’origine aux opérations industrielles, la démarche d’amélioration Lean a gagné depuis quelques années les autres secteurs de l’entreprise et, de plus en plus, les fonctions support. Revue en six questions des raisons pour lesquelles le directeur juridique a lui aussi tout intérêt à prendre le train du Lean, et vite.

Par Philippe Fenot, consultant et sociologue, Modeli et Guillaume Nonain, directeur juridique EMEA & France, Brink’s, vice-président et secrétaire général du Cercle Montesquieu

Pourquoi aller chercher une démarche d’amélioration ?

La tradition et le statu quo sont passés de mode. En période de crise, les directions juridiques se doivent de faire plus (compliance, lobbying, gestion de risque, etc.) avec autant, voire avec moins (de temps, de personnel, de budget avocats, etc.). La surcharge de travail devient le facteur révélateur de tensions et de difficultés. Quel directeur juridique peut en effet prétendre qu’il n’y a gaspillage ni d’énergie ni de valeur au sein de ses équipes ? La tentation de traiter les problèmes en demandant aux équipes de s’investir encore plus qu’elles ne le font est tentante, car facile et immédiatement audible par la direction générale. Pourtant aujourd’hui, le défi de la direction juridique face aux attentes internes comme externes n’est plus de s’améliorer en faisant plus mais en faisant différemment. C’est là que le Lean peut intervenir.

Le Lean, qu’est-ce que c’est exactement ?

Le Lean Management est une démarche générale d’amélioration des opérations, héritée du système industriel de production de Toyota. Cette entreprise a mis vingt-cinq ans à la mettre au point mais sans jamais chercher à la théoriser : ce sont des chercheurs du MIT qui l’ont conceptualisé et désigné sous le nom de «Lean». Plus philosophie que méthode, le Lean rassemble une multitude d’outils et de pratiques a priori disparates mais reposant sur deux piliers : le travail «juste à temps» et la recherche systématique des causes des problèmes dans l’exécution du travail, selon une méthode proche de l’analyse causale chère aux spécialistes du droit civil.

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