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Fusions-acquisitons

Etude CMS-Mergermarket : quelles perspectives pour les opérations de fusions-acquisitions en 2016 ?

Lettre Option Droit & Affaires - 4 novembre 2015 - Jean-Robert Bousquet

La récente étude publiée par CMS, dont le cabinet français CMS Bureau Francis Lefebvre est membre, en collaboration avec Mergermarket vise à donner un aperçu du sentiment des grands acteurs du marché européen des fusions-acquisitions concernant les évolutions à court terme, les difficultés à venir et les opportunités qui pourraient se présenter.

Le panel des personnes interrogées dans cette étude est composé de 230 dirigeants d’entreprises de taille moyenne/large en Europe. Ce qu’il faut retenir de cette étude :

L’étude montre que la valeur des opérations en Europe a augmenté de 17 % au cours du premier semestre de l’année 2015, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis 2007.

La réalisation d’importantes transactions, telles que l’acquisition par Royal Dutch Shell du groupe britannique BP pour 74,5 milliards d’euros, n’est pas étrangère à cette hausse de valeur et masque en réalité une diminution du volume des opérations de 14 % sur cette même période, avec 2 800 opérations contre 3 300 l’an dernier sur ce même semestre.

Pour ce qui est de la France, un ralentissement du nombre d’opérations de fusions-acquisitions a été constaté. On observe ainsi au cours du premier semestre de l’année 2015 (i) une diminution de 11 % du nombre d’opérations par rapport à la même période de l’année d’avant (avec 357 opérations réalisées au premier semestre 2015) et (ii) une diminution de 44 % du montant des transactions sur cette même période pour atteindre 49,4 milliards d’euros. Néanmoins, les chiffres traduisent une évolution positive depuis 2012 (qui comptabilisait alors seulement 313 transactions pour une valeur totale de 9,2 milliards d’euros).

Certains des sondés adoptent un point de vue plus prudent sur la croissance économique européenne pour l’année à venir que lors de la précédente étude. L’instabilité politique en Europe, la baisse de l’euro, une croissance faible ainsi que les contraintes réglementaires sont mises en avant.

Les perspectives macroéconomiques au sens large sont plus contrastées qu’en 2014. Les entreprises européennes peinent à reprendre confiance et à investir, bien que le FMI prévoie une croissance du PIB de la zone euro en 2015 supérieure à 1 % pour la première fois depuis la crise financière de 2008.

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