La lettre d'Option Droit & Affaires

Focus Tech

«La numérisation du marché juridique avance à grands pas et le monde du droit doit prendre part à ce mouvement»

Lettre Option Droit & Affaires - 5 septembre 2018 - Marie-Stéphanie Servos

Rencontre avec Romain Omer et David-Olivier Guillain, associés du cabinet Omer, cofondateurs de l’Association des avocats numériques et signataires d’une tribune* intitulée, «Legal tech : le monde de demain doit se construire dans le dialogue et la collaboration», cosignée par sept associations juridiques. Pour la première de cette rubrique, nous les avons rencontrés.

Dans quel cadre intervient la publication de cette tribune ?

L’idée de cette tribune est d’appeler à un dialogue et à une collaboration entre les différents acteurs de l’écosystème juridique numérique, qu’ils soient avocats, huissiers, notaires, greffiers, ou bien entreprises classiques (jeunes pousses, éditeurs juridiques, assurances, etc.). La numérisation du marché juridique avance à grands pas et le monde du droit doit prendre part à ce mouvement. Il semblait donc important de rappeler qu’il est nécessaire d’adopter des règles communes, comme nous l’avons fait dans cette tribune.

Pourquoi est-il important de renforcer la collaboration entre tous ces acteurs ?

Qu’ils soient avocats ou non, ces acteurs ont leurs particularités propres. Il est nécessaire de créer un socle et des valeurs en commun avec un seul et même objectif : offrir aux justiciables un service juridique de qualité qui soit aussi plus accessible. Ce renforcement de la collaboration entre l’ensemble des acteurs vise également à éviter une concurrence potentielle qui pourrait avoir des effets néfastes sur la confiance de nos clients. In fine, la question n’est pas «être ou non avocat», mais permettre d’avoir un marché sain qui sera bénéfique aux justiciables. Cela est bon pour tout le monde : si la confiance est établie, le marché peut se développer. C’est un cercle vertueux. Mais encore une fois, pour ce faire, le marché doit être clair, lisible, bénéficier de règles communes et respecter une certaine éthique. Globalement, c’est cela l’idée de cette tribune.

Quel pourrait être ce «socle commun» ?

Si les avocats ont la déontologie, il faut peut-être établir des règles éthiques pour les...

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