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TABLE RONDE

Des entreprises soutenues mais tâtonnant sur leurs business plans

Option Droit & Affaires - 8 février 2021 - Propos recueillis par Emmanuelle Serrano, et Gilles Lambert

LBO

De gauche à droite et de haut en bas : • Joanna Gumpelson, associée, De Pardieu Brocas Maffei • Timothée Gagnepain, associé, McDermott Will & Emery • Grégoire Andrieux, associé, McDermott Will & Emery • Antoine Colin, directeur des participations, Perceva •Philippe Héry, associé, Oderis Consulting •Yves Merel, managing director, OpSwings et ex-directeur industriel du groupe Veralia

L’année 2020 aura été inédite à de nombreux titres pour les entreprises, notamment celles sous LBO. Après le premier choc de la crise sanitaire, l’Etat a paré au plus pressé en mettant en place diverses mesures de soutien (PGE, reports de charges, APLD, etc.). Mais la négociation sur les conditions d’accès aux aides publiques s’annonce plus difficile pour les sociétés qui naviguent à vue depuis plusieurs mois. Elles feront face à des créanciers dont la prééminence sera renforcée par la future transposition de la directive européenne sur la restructuration et l’insolvabilité.

Une dichotomie secteurs résilients/secteurs fragilisés qui a joué à plein

Antoine Colin, directeur des participations, Perceva :

Pour présenter Perceva en quelques mots, nous sommes une société d’investissement qui se focalise sur l’accompagnement de PME et ETI françaises, dont les chiffres d’affaires se situent entre 50 et 500 millions d’euros, et qui doivent franchir un cap au moyen d’une nouvelle gouvernance, d’un appui capitalistique et d’un accompagnement opérationnel de long terme.Cela résulte souvent d’une fragilité plus ou moins prononcée, faisant face à une complexité actionnariale, financière et/ou opérationnelle.

Depuis la création de Perceva, nous recevons entre 100 et 150 dossiers par an, quelle que soit la conjoncture, et nous bénéficions de ce fait d’une vision qualifiée sur les secteurs et les typologies d’entreprises qui rencontrent des difficultés. Ce volume va cependant croissant du fait de la crise sanitaire, avec trois constats.

Premièrement, certains secteurs étaient déjà affectés par des crises précédentes : les attentats, puis la crise des gilets jaunes et enfin les mouvements sociaux. La Covid n’a fait qu’accentuer les fragilités qui préexistaient dans un certain nombre de secteurs comme le spectacle, l’hôtellerie, le tourisme ou encore la distribution, secteur pour lequel l’effet disruptif du digital a pris toute son ampleur pendant le confinement.

Deuxièmement, concernant la situation du marché du LBO, du financement ou des levées de fonds, nous avons pu observer que des opérations se sont poursuivies dans les secteurs résilients à la crise malgré un temps d’arrêt, à la suite du...

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