Communauté financière

Amélie Verdier, directrice du budget, ministère de l’Action et des Comptes publics

«A la Direction du budget, nous avons la fierté du travail bien fait»

Option Finance - 19 novembre 2018 - Propos recueillis par Alexandra Milleret

Méconnue du grand public, la Direction du budget joue pourtant, grâce à son expertise, un rôle essentiel de conseil et d’assistance, auprès du ministère de l’Action et des Comptes publics. Amélie Verdier, troisième femme nommée à la tête de la direction, détaille pour Option Finance ses principales missions.

La direction du Budget souffre d’un déficit de notoriété auprès du grand public et des entreprises. Quelles sont les missions de votre direction ?

Effectivement, l’action de la direction du Budget est assez méconnue. C’est tout d’abord lié au fait que nous ne sommes pas en contact avec le public, comme c’est le cas de la Direction générale des finances publiques, par exemple, qui est responsable du recouvrement de l’impôt.

Surtout, notre métier implique une certaine discrétion. La direction du Budget est une direction d’état-major. Même si le terme peut sembler un peu militaire, il reflète bien son rôle, au quotidien, qui est de conseiller et d’assister le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, et son cabinet, dans la prise de décision à court, moyen et long terme.

En effet, l’une des richesses de cette direction est sa connaissance fine des politiques publiques, de leur mode de financement et de la manière dont on peut envisager de les transformer. C’est ce qui rend notre métier passionnant.

Aussi, sur le long terme, de façon prospective, elle propose au Gouvernement la stratégie pluriannuelle des finances publiques sur trois ou cinq ans transcrite dans la loi de programmation des finances publiques. Elle est également responsable de l’élaboration de la politique budgétaire de l’Etat.

Par ailleurs, chaque année, la direction du Budget pilote l’élaboration de la loi de finances. On a coutume de dire que le budget est un acte politique. C’est vrai, car il est révélateur de choix. Les relations avec le Parlement lors de l’examen du projet de loi relèvent exclusivement du ministre, mais nous sommes les...

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