Financement des entreprises et Trésorerie

IPO

C’est reparti… mais prudence

Option Finance - 28 mai 2018 - Arnaud Lefebvre

Introduction en bourse, IPO

IPO - C’est reparti… mais prudence

Après un premier trimestre marqué par une absence d’opérations et, surtout, par la tentative avortée de Novares, le marché français des introductions en Bourse enregistre depuis quelques jours un afflux de dossiers. Si, d’après les spécialistes, l’appétit des investisseurs reste bon, l’abondance de candidats à l’échelle européenne tend toutefois à rendre ces derniers plus sélectifs, comme l’illustre la suspension du projet de cotation d’Autodis la semaine dernière.

Ça se bouscule au portillon de la Bourse ! Delachaux, Voluntis, Cogelec, Enensys Technologies… «Actuellement, pas moins de onze processus de cotation sont en cours à Paris», recense Vincent Rietzler, managing director chez Oddo BHF Corporate Finance. Par rapport au début d’année, le contraste est saisissant : même si le premier trimestre constitue généralement une période peu active sur le front des introductions (IPO), les entreprises préférant clôturer leurs résultats annuels avant de boucler leur document de base d’introduction, le cru 2018 s’est distingué, avec aucune opération enregistrée. Un bilan d’autant plus décevant qu’était censée se dérouler l’une des plus importantes IPO de l’année sur la place de Paris, à savoir celle de Novares. Mais faute d’une demande suffisante, l’équipementier automobile a été contraint début février d’annuler son émission.

Une collecte toujours positive

Si l’on assiste aujourd’hui à cet afflux de dossiers, c’est parce que les conditions de marché sont redevenues optimales, en dépit des craintes que fait peser la coalition «antisystème» en Italie, assurent les banquiers. Qualifiée d’«ennemie numéro 1 des introductions» par ces derniers, la volatilité est d’abord retombée à des niveaux historiquement bas. «En raison notamment de craintes autour d’un resserrement monétaire plus rapide aux Etats-Unis, les marchés actions avaient connu un pic de stress fin janvier, début février, dont certaines opérations ont fait les frais, rappelle Alexis Le Touzé, coresponsable equity...

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