Financement des entreprises et Trésorerie

Affacturage

EDF : cinq ans de reverse factoring à la loupe

Option Finance - 30 mai 2016 - Guillaume Clément

EDF, Poste client

EDF : cinq ans  de reverse factoring à la loupe

Cinq ans après sa mise en place, EDF dresse un bilan positif de son programme d’affacturage inversé. Ce dernier lui a permis d’améliorer son processus de validation des factures et de réduire le besoin en fonds de roulement de certains de ses fournisseurs.

Ces derniers mois, Engie et Auchan ont chacun lancé des programmes d’affacturage inversé («reverse factoring»). Si ce mode de financement, qui consiste à donner la possibilité aux fournisseurs d’une entreprise de faire préfinancer leurs créances commerciales la concernant par un factor, a actuellement le vent en poupe, il n’est toutefois pas nouveau. EDF vient en effet de fêter le 5e anniversaire de la mise en place d’un dispositif similaire.

Le bilan dressé par l’énergéticien est positif.

Christophe Lecomte, directeur adjoint de la trésorerie, EDF
EDF

«Cet instrument a eu plusieurs effets favorables, à la fois pour nos fournisseurs et pour nous», a affirmé Christophe Lecomte, directeur adjoint de la trésorerie d’EDF, lors d’une conférence organisée par le cabinet de conseil Althéa et la société spécialisée dans le sourcing Perfect Commerce. D’abord, l’affacturage inversé a permis aux fournisseurs d’EDF participant au programme d’améliorer leur processus de facturation. «Auparavant, certains d’entre eux nous envoyaient les factures par courrier et commettaient des erreurs de saisie (montant, adresse, etc.), ce qui nous obligeait à les faire rectifier et allongeait la procédure de règlement, indique Christophe Lecomte. Or, depuis qu’ils utilisent le reverse factoring, ils nous envoient de plus en plus ces documents de manière dématérialisée selon un modèle prédéfini, ce qui sécurise leur transmission et réduit le risque d’y inclure des informations incorrectes.» Une évolution dont a également bénéficié le groupe. «Nos équipes émettent désormais en moyenne les bons à payer de ces factures en huit jours, contre douze jours avant que leurs émetteurs n’adoptent ce dispositif», poursuit Christophe Lecomte.

La suite de cet article est réservée aux abonnés

Vous avez déjà un compte

Pour lire la suite de cet article, connectez-vous à votre compte

Mot de passe oublié

En cas de problème avec votre compte abonné, merci de contacter abonnement(at)optionfinance.fr

Pas encore abonné ?

Découvrez toutes nos offres d'abonnement et accédez à nos articles et dossiers en ligne.

S'abonner