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Le QE, un beau cadeau

Option Finance - 11 décembre 2017 - Arnaud Lefebvre

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A compter de janvier prochain, la BCE réduira la taille de ses rachats d’actifs de moitié, pour les porter à 30 milliards d’euros par mois jusqu’en septembre 2018. Alors que l’institution a déjà acheté près de 2 200 milliards de titres, les économistes considèrent que ce dispositif a largement contribué à dynamiser la croissance de la zone euro, via notamment une baisse significative des taux d’emprunt des Etats et des entreprises.

En place depuis trois ans, le programme de rachat d’actifs de la Banque centrale européenne (BCE) s’apprête à entrer le mois prochain dans une nouvelle phase. La dernière avant sa disparition ? Lors de la précédente réunion du Conseil des gouverneurs en octobre, Mario Draghi, le président de l’institution, avait indiqué que le quantitative easing (QE), censé durer jusqu’en décembre 2017 au plus tôt, serait prolongé d’au moins neuf mois. Mais avec une évolution majeure : les rachats mensuels seront ramenés de 60 milliards d’euros à 30 milliards entre janvier et septembre 2018. «A cette date, il est probable que le QE soit définitivement arrêté ou, dans le cas contraire, il le sera fin 2018-début 2019», prévient Patrick Artus, chef économiste de Natixis. Cet avis est largement partagé par les spécialistes, qui considèrent qu’un énième prolongement de ce dispositif non conventionnel pourrait se révéler dangereux. «Continuer d’injecter chaque mois des dizaines de milliards d’euros dans le système financier alors que l’activité économique est bien orientée est de nature à alimenter à moyen terme des bulles sur les actifs», met en garde Michel Martinez, chef économiste zone euro chez Société Générale CIB. Ce risque a d’ailleurs été pointé du doigt par… la BCE elle-même ! Il faut dire que, depuis fin 2014, l’Eurosystème a racheté près de 2 200 milliards d’euros de titres, parmi lesquels des obligations sécurisées de banques, des actifs titrisés, des obligations souveraines à grande échelle – auparavant, seule la dette d’Etat en difficulté comme la Grèce avait été acquise par l’institution – et, fait inédit en Europe, des obligations corporates.

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