Financement des entreprises et Trésorerie

Placement privé

Sigfox lève des fonds aux quatre coins du monde

Option Finance - 2 mars 2015 - Guillaume Clément

Placement privé

Le spécialiste toulousain des réseaux pour objets connectés vient d’effectuer l’un des plus importants placements privés réalisés à l’international par une start-up française. En levant 100 millions d’euros, elle double au passage le nombre de ses actionnaires.

En bouclant un placement privé à hauteur de 100 millions d’euros le 11 février dernier, le spécialiste des réseaux pour objets connectés Sigfox (dont le chiffre d’affaires réalisé en 2014 est estimé entre 3 et 6 millions d’euros par les spécialistes) vient d’égaler le record établi il y a trois ans par la plateforme de streaming musical Deezer, et de dépasser l’entreprise de covoiturage Blablacar, qui avait levé 73 millions d’euros en juillet 2014.

Olivier Martineau, directeur administratif et financier
Olivier Martineau

Ce mode de financement s’est vite imposé comme une évidence pour Sigfox. «Le placement privé est la solution la plus adaptée à une start-up comme la nôtre, explique Olivier Martineau, directeur administratif et financier de l’entreprise. Nous ne disposions en effet pas de suffisamment d’actifs matériels pour émettre de la dette et nous n’étions pas encore assez déployés pour nous introduire en Bourse.»

Des précédents tours de financement plus difficiles

Créée en septembre 2009, la société commence à être rodée à l’exercice. Début 2011, elle a en effet commencé par lever 2 millions d’euros auprès de Partech Ventures, Elaia Partners et Ixo Private Equity. «Le projet de Sigfox était ambitieux car même si le développement de ses produits n’était pas encore totalement achevé, il comptait déjà devenir un acteur mondial du marché de l’Internet des objets, confie Jean-Marc Patouillaud, manager partner de Partech Ventures. Son positionnement innovant, entre un opérateur de télécommunications et un fournisseur de technologies, nous a notamment convaincus de son potentiel.» Les fonds levés par l’entreprise toulousaine ont donc servi à recruter une douzaine de collaborateurs, essentiellement des profils scientifiques, et à finaliser le développement de sa technologie.

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