Financement des entreprises et Trésorerie

Financement des PME

Titrisation : nouvelle initiative publique pour relancer le crédit

Option Finance - 13 octobre 2014 - Arnaud Lefebvre

Titrisation, Prêts, Crédit, Banque

Après le véhicule de titrisation de créances de PME lancé par la place de Paris en avril dernier, un second dispositif de ce type va prochainement voir le jour. Si ces initiatives publiques visent toutes les deux à relancer la distribution de crédits à destination des entreprises, elles cherchent, pour y parvenir, à jouer sur des leviers différents.

Un véhicule de titrisation de créances de PME peut en cacher un autre. A l’issue des assises du financement et de l’investissement, qui se sont déroulées le 15 septembre dernier à l’Elysée, François Hollande a en effet annoncé la mise en place par Bpifrance d’un dispositif de titrisation de prêts octroyés à des PME d’ici début 2015. Cette mesure, censée soutenir la distribution de crédits en France, fait suite au lancement d’un mécanisme comparable, en avril dernier. Sous l’égide de la Banque de France, la place de Paris avait officialisé, avec près d’un an de retard, la création du fonds «Euro secured notes issuers» (ESNI).

Des avis partagés parmi les banquiers

Face à de telles initiatives – la Banque centrale européenne démarre également, ce mois-ci, son programme de rachats de prêts aux PME titrisés –, certains banquiers se montrent perplexes. «Les prêts octroyés aux petites et moyennes entreprises constituent une classe d’actifs hétérogène, tant au niveau de la solidité des emprunteurs que du contenu des documentations juridiques mises en place pour chaque financement, insiste Vincent Fleury, responsable monde de la titrisation chez Crédit Agricole CIB. Il n’est donc pas certain que cette catégorie d’actifs puisse être structurée efficacement afin d’attirer les investisseurs.» Pour d’autres spécialistes, c’est davantage l’accumulation de mécanismes qui soulève des interrogations. «Lors de son lancement, ESNI avait émis 2,65 milliards d’euros, rappelle un banquier. Or, depuis, il ne s’est rien passé ! Le fait de mettre en place un second dispositif alors que le premier ne décolle pas pourrait se révéler contre-productif.»

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