Fiscalité, Comptabilité, Droit

Frais bancaires

Comment Air Liquide traque les erreurs de facturation

Option Finance - 24 avril 2017 - Guillaume Clément

Frais Bancaires

La direction financière d’Air Liquide utilise depuis l’an dernier une plateforme destinée à optimiser la gestion de ses frais bancaires. Cette démarche lui a déjà permis d’identifier environ 5 % d’erreurs de facturation, et de récupérer plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Jacques Molgo, directeur financements groupe et trésorerie, Air Liquide
Air Liquide

«Chaque année, des entreprises perdent plusieurs millions d’euros en raison d’erreurs de facturation commises par les banques !» A l’instar d’autres responsables financiers, Jacques Molgo, directeur financements groupe et trésorerie d’Air Liquide, a fait de la traque des frais bancaires indus l’une de ses priorités. «Nous avons pris pour habitude il y a quelques années de contrôler manuellement les factures annuelles que nous envoient certaines de nos banques afin de repérer d’éventuelles erreurs dans ce domaine, comme par exemple des transactions facturées deux fois ou des services payants non sollicités», explique-t-il. Ce modus operandi présentait toutefois plusieurs inconvénients. «D’abord, seulement deux établissements parmi nos 17 principaux partenaires bancaires étaient capables en 2013 de nous envoyer un reporting de qualité acceptable, poursuit Jacques Molgo. Ensuite, cette tâche nécessitait environ six mois de travail pour nos collaborateurs.»

Des transactions facturées dix fois

Pour optimiser la gestion de ses frais bancaires, Air Liquide s’est donc tourné début 2015 vers le cabinet de conseil Redbridge DTA. Ce dernier a ainsi développé, dans le cadre d’une phase de test d’environ un an menée avec le groupe, une plateforme, Hawkeye BSB, capable d’analyser automatiquement ce type de données pour mettre en exergue des «anomalies» définies en amont (voir encadré). «Nous avons convaincu sept de nos banques internationales de nous envoyer chaque mois des factures détaillées dans un format XML standardisé, qui sont ensuite passées au crible par cet outil, souligne Jacques Molgo. Ainsi, nous disposons désormais d’une vision claire et régulièrement mise à jour sur plus de 50 % de nos coûts bancaires.»

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