Fiscalité, Comptabilité, Droit

Analyse financière

Encore des questions en attente

Option Finance - 3 décembre 2018 - Anaïs Trebaul

Analyse financière

Si les entreprises peuvent être inquiètes face à cette charge de travail importante qui les attend, d’autres acteurs concernés par la mise en place d’XBRL, comme les auditeurs et analystes, font part de leur scepticisme.

Au sein de la communauté financière, plusieurs professionnels ont déjà fait part de leur circonspection quant à la mise en place du projet XBRL.

Nicolas d’Hautefeuille, global head of innovation & strategic advisory, Crédit Agricole CIB
Crédit Agricole CIB

Parmi eux : les analystes. Alors qu’ils sont les premiers à qui ce dernier est censé profiter, ils le trouvent tout simplement inachevé. «L’évolution vers la digitalisation financière est inéluctable, précise Nicolas d’Hautefeuille, global head of innovation & strategic advisory chez Crédit Agricole CIB, co-président de la commission des émetteurs de la SFAF et membre du market committee de l’EFFAS. Toutefois, XBRL ne permettra de mieux analyser et comparer les entreprises entre elles que si la SEC et l’IASB se concertent pour faire converger leur taxonomie.»

Une taxonomie incomplète

En effet, la taxonomie, c’est-à-dire le dictionnaire des éléments pouvant être présentés sous ce standard, est pour l’instant trop restreinte. «Les normes IFRS ne définissent pas les soldes financiers comme l’Ebit, l’Ebitda et la dette financière nette, souligne Nicolas d’Hautefeuille. Or, leur comparabilité est essentielle pour rendre homogène le calcul des ratios de rentabilité, de solvabilité et de liquidité, et ainsi réaliser une analyse crédit ou action cohérente. Aujourd’hui, les émetteurs américains utilisent déjà des fichiers iXBRL, mais les règles de calcul des soldes comptables sont radicalement différentes entre IFRS et US GAAP. Ces divergences entre normes comptables compliquent, voire empêchent, la comparabilité des ratios.»

En conséquence, les analystes souhaitent qu’un consensus soit trouvé entre l’Europe et les Etats-Unis. «L’ESMA et la SEC doivent se concerter pour permettre aux analystes de réconcilier...

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