Fiscalité, Comptabilité, Droit

Entreprises

La confiance avec le fisc est-elle rétablie ?

Option Finance - 13 mars 2020 - Alexandra Milleret

Fiscalité

Le dispositif de la relation de confiance a fait peau neuve il y a tout juste un an. Conçue comme une véritable offre de service, l’administration fiscale a souhaité apporter aux entreprises volontaires un accompagnement mieux adapté à leurs besoins. Aujourd’hui, force est de constater que si les grandes entreprises semblent séduites par cette nouvelle formule, Bercy doit encore conquérir la confiance des TPE-PME.

C’était il y a un an presque jour pour jour, le 14 mars 2019 : les entreprises étaient invitées aux côtés des principaux chefs de services de la Direction générale des finances publiques (DGFIP) à assister au lancement officiel de la nouvelle formule de la relation de confiance (pacte entre l’administration fiscale et les entreprises dans lequel ces dernières s’engagent à être transparentes) par le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin. «L’administration fiscale a un rôle à jouer pour faciliter la vie économique et contribuer à la compétitivité de notre économie», déclarait le ministre à cette occasion. Pour élaborer ce dispositif nouvelle version, l’administration fiscale a souhaité tirer les leçons de la première relation de confiance qui avait été expérimentée en 2013 par Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve. A l’époque, les entreprises qui avaient joué le jeu d’un partenariat avec l’administration fiscale en leur ouvrant leurs portes avaient finalement trouvé l’exercice assez contraignant : un référent de Bercy était très souvent présent dans les locaux de la société, ce qui pouvait davantage favoriser un sentiment de méfiance que de confiance… Aussi, conçue comme une véritable offre de service, la relation de confiance version 2019 avait pour ambition d’offrir aux entreprises volontaires un accompagnement fiscal mieux adapté à leurs besoins, à leur taille et leurs différents profils fiscaux. «D’abord dubitatifs, nous avons finalement été séduits par le discours de présentation de l’administration fiscale, confie Christophe Moissenet, directeur fiscal du groupe Arkema. Il est toutefois trop tôt pour dresser un bilan du nouveau dispositif.»

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