Fiscalité, Comptabilité, Droit

Loi de finances 2018

Les entreprises restent sur leur faim

Option Finance - 29 janvier 2018 - Alexandra Milleret

Entreprises, Loi de finances

Le 21 décembre dernier, les députés ont adopté le premier budget du quinquennat Macron. Malgré des dispositions favorables, cette loi de finances, annoncée comme une transformation fiscale en faveur des entreprises par le gouvernement, laisse toutefois les organisations professionnelles et les fiscalistes sur leur faim.

«Accélérer la transformation économique du pays.» En définissant en ces termes l’objectif recherché par le gouvernement pour son premier projet de loi de finances (PLF 2018) de l’ère Macron, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, avait le 27 septembre dernier suscité de fortes attentes du côté des sociétés. Alors que le texte a été adopté le 21 décembre dernier et jugé «raisonnable» par le Haut Conseil des finances publiques, les organisations patronales se disent globalement satisfaites. «Cette loi envoie des signaux positifs pour les chefs d’entreprise et les investisseurs étrangers», reconnaît le Medef. Des signaux que les entreprises jugent toutefois encore trop faibles en ce qui les concerne directement.

Les bonnes nouvelles

Parmi les mesures bien accueillies figure la diminution du taux de l’impôt sur les sociétés (IS).

Charles Menard, avocat associé, EY
EY

Ce dernier sera progressivement diminué pour toutes les entreprises et pour la totalité de leurs bénéfices : 31 % à compter du 1er janvier 2019 (28 % pour la fraction des bénéfices n’excédant pas 500 000 euros), avant de descendre à 25 % au 1er janvier 2022. Cette baisse est jugée très positive. «La France tend enfin vers la moyenne européenne de 25 %, comme en Allemagne, observe Charles Menard, avocat associé au cabinet EY. Cette décision vertueuse peut entraîner un réinvestissement dans l’économie et donc une augmentation des salaires.»

Philippe Lorentz, avocat associé, August Debouzy
August Debouzy

Une autre disposition réjouit les entreprises : la baisse de la taxe sur les salaires versée notamment par les banques et les assurances. En effet, le taux majoré de 20 % de la taxe sur les salaires pour les...

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