Gestion financière

Directions financières

Le risque de contreparties bancaires redevient un enjeu majeur

Option Finance - 17 février 2014 - Arnaud Lefebvre

Banque, Risque de contrepartie bancaire, Entreprises, Placements de trésorerie, Normes comptables, IFRS 13, CDS, Rating, Notation

Vive préoccupation de l’ensemble des directions financières durant les mois qui ont immédiatement suivi le début de la crise, la question de la solidité des banques partenaires focalise de nouveau l’attention des grands groupes. Une situation liée à la fois aux nouvelles exigences des normes IFRS, mais aussi aux craintes de résurgence de tensions sur le secteur bancaire européen.

Si les établissements bancaires attendent avec impatience que la Banque centrale européenne (BCE) précise les modalités des stress tests qu’elle va mener, cette année, sur les principaux d’entre eux, il en va de même au sein des… directions financières des grandes sociétés ! Depuis plusieurs mois, ces dernières manifestent en effet un intérêt prononcé pour les problématiques bancaires. Une attitude qui, selon plusieurs cabinets de conseil, n’est pas sans rappeler les récentes périodes de tensions bancaires au sein de la zone euro.

«Entre 2008 et début 2012, les difficultés rencontrées par les banques européennes avaient conduit les directions générales et les conseils d’administration à réclamer à leurs directions financières une évaluation rigoureuse de leurs risques de contreparties bancaires, afin notamment de s’assurer que leur trésorerie était en sécurité, rappelle par exemple David Laugier, directeur des départements solutions de trésorerie et conseil en financements du cabinet bfinance. Sous l’effet de la normalisation progressive du marché bancaire, permise par la politique accommodante de la BCE ainsi que par le lancement du chantier sur l’Union bancaire, ce sujet était ensuite devenu moins prioritaire. Toutefois, nous constatons, depuis quelques mois, qu’il redevient d’actualité.»

Des craintes sur les banques italiennes

Ce regain d’intérêt découle, en grande partie, justement, de l’exercice de revue des bilans bancaires (asset quality review – AQR) de la BCE. En effet, les sociétés n’excluent pas que ce...

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