Gestion financière

Directions financières

Les entreprises musclent leur gestion du risque client

Option Finance - 30 octobre 2020 - Anne del Pozo

Poste client

Même si le nombre de défaillances a fortement reculé depuis le début de la crise sous l’effet des dispositifs de soutien publics, les entreprises observent déjà une dégradation des conditions de paiement d’un nombre croissant de leurs partenaires commerciaux. Dans ce contexte, la plupart des directions financières cherchent à aller encore plus loin dans la sécurisation de leur poste client, ce qui passe notamment par la multiplication des actions de pré-relance en vue de limiter les impayés.

Jusqu’ici, tout va (à peu près) bien. Malgré la violente contraction de l’activité économique, les voyants sur le front des défaillances d’entreprises restent… au vert. «Entre janvier et septembre, la France a enregistré 24 000 cas, soit 14 000 de moins qu’à la même période en 2019, ce qui s’est traduit par la préservation d’environ 50 000 emplois, précise Thierry Millon, directeur des études chez Altares. Si nous restons sur le même rythme au dernier trimestre, le nombre de défaillances pourrait atteindre 40 000 sur l’ensemble de 2020, un chiffre au plus bas depuis 30 ans !» Rendue possible par la mise sous perfusion de centaines de milliers d’entreprises (PGE, fonds de solidarité, report de charges, etc.), cette embellie risque toutefois d’être trompeuse.

La fin de nombreuses dérogations

Les économistes sont en effet unanimes pour dire que le volume des défaillances devrait bondir en 2021. Selon Coface, la hausse pourrait atteindre 16 %. La fin des moratoires fiscaux et sociaux (taxe foncière notamment), la première vague de remboursement des PGE dès avril ou encore la reprise d’activité extrêmement lente dans certains secteurs devraient, il est vrai, fragiliser la trésorerie de nombreuses sociétés. Beaucoup s’attendent d’ailleurs à un afflux de restructurations et de faillites dans les jours à venir. Lors de la mise en place du confinement, le gouvernement avait adopté une mesure temporaire permettant à un dirigeant de ne pas ouvrir de procédure de défaillance dans les 45 jours suivant la constatation d’une cessation de paiements. 

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