Gestion financière

Parole d'expert - Didier Louro, Altares

"Notre objectif est de présenter et de rendre plus performants nos clients"

Option Finance - 21 septembre 2015 - Communiqué

Expert en data depuis cent soixante-dix ans, Altares-D&B a pour mission d’améliorer l’efficacité opérationnelle de ses clients en créant de l’intelligence digitale autour des data. Pour répondre à des enjeux globaux, le groupe Altares-Manageo fait partie du réseau Dun & Bradstreet, pionnier du big data.

Didier Louro, Directeur Pôle Métiers

Quel est le cœur de métier d’Altares ?

Notre métier historique est la collecte de données auprès de sources publiques, économiques et privées. Une phase de raffinage est nécessaire afin d’être en mesure d’apporter des solutions concrètes aux problématiques des directions financières, directions marketing-commerciales et directions achat. Ainsi, nous collectons des données structurées ou non structurées – ce sont celles qui viennent du web essentiellement –, que nous intégrons dans notre système d’information et qui sont ensuite utilisées par nos solutions logicielles, ou bien intégrées dans les systèmes d’information des clients. Ces données nous permettent de définir différents algorithmes qui produisent des scores de probabilité de paiement, de profil de paiement, ou encore d’affinité en ce qui concerne la fonction commerciale. Les clients peuvent utiliser un set de données dont ils ont identifié l’importance soit à travers leurs logiciels, soit via des web services. La data science et la digitalisation sont au cœur de nos métiers et de nos expertises.

Quelle valeur ajoutée apportez-vous à l’entreprise ?

Nous sommes spécialistes de la collecte de données, de leur raffinage et de leur stockage afin de fournir des modèles statistiques qui améliorent durablement la performance de nos clients. Notre objectif n’est pas tant de proposer des logiciels mais d’utiliser des métadonnées pour rationaliser et rendre plus efficaces les organisations financières et marketing des entreprises. La puissance de nos solutions se renforce continuellement car nous sommes aujourd’hui dans l’économie du partage.

Ainsi, plusieurs centaines de clients nous fournissent des données mensuellement pour créer un indicateur commun servant un objectif métier bien précis, par exemple la fraude ou bien le défaut de paiement. Une vraie économie du partage se développe. Je note qu’il semble y avoir un antagonisme entre le besoin de partager et la sécurité des données internes. Mais les entreprises savent que ce partage va alimenter leur processus d’amélioration en rationalisant les processus et en réduisant les coûts. Elles ne doivent pas pour autant délaisser les principes de la sécurité. Par notre charte et notre expertise, nous nous positionnons en tant que «tiers de confiance» dans le sens où nous apportons toute la sécurité logistique informationnelle des systèmes d’information pour assurer l’étanchéité des données une fois que le client nous les a transmises et que lui-même puisse récupérer en toute confidentialité le résultat des algorithmes que nous avons produits.

Et plus concrètement ?

Notre unité a, par exemple, développé le logiciel Wynbe qui vise à gérer avec efficacité la journée d’une équipe ou d’un agent de recouvrement en lui permettant d’optimiser, de réduire les temps morts et d’accélérer la prise de connaissance qu’il peut avoir de ses clients et donc, a fortiori, d’accélérer les encaissements. Un algorithme permet de calculer un profil des paiements et, en fonction des situations, des dégradations, des améliorations, l’agent de recouvrement gère les priorités à travers son agenda. On lui donne des informations financières contextuelles sur le client car il ne va pas le relancer de la même manière s’il s’agit d’une dégradation de son comportement de paiement uniquement vis-à-vis de l’entreprise ou également vis-à-vis de ses autres partenaires. Comme l’agent de recouvrement dispose alors d’une vision de long terme, il va pouvoir négocier avec lui comment le soutenir. L’objectif est de préserver les intérêts commerciaux. En revanche, si l’entreprise n’a pas de retard de paiement chez ses autres partenaires, alors la solution vise à prioriser une action de relance afin de vérifier si un litige pourrait expliquer le comportement anormal dans la relation. Notre objectif n’est pas de remplacer cette fonction de crédit management et de cash management mais, au contraire, de lui permettre de gagner en efficacité, d’aller vers l’essentiel et de l’assurer qu’il a bien rempli sa mission.

Comment se manifeste le retour sur investissement de vos solutions ?

Avant toute implémentation d’un logiciel, recouvrement ou crédit, nous réalisons une étude préalable avec le sponsor, c’est-à-dire la personne dans l’entreprise qui est convaincue de porter le projet en interne, afin de mettre en évidence le retour sur investissement. Celui-ci se traduit par une amélioration de la trésorerie disponible et donc une moindre dépendance financière. C’est aussi une réduction de l’enveloppe de risques dans le bilan de fin d’année qui se traduit par une minimisation des provisions pour créances douteuses et une diminution des intérêts bancaires. C’est aussi une réduction des coûts financiers périphériques à la gestion du poste clients. Nous pouvons donc étudier d’une manière précise avec nos clients et prospects le retour sur investissement du projet. Par ailleurs, la technologie du Cloud et du Saas contribue également à la réduction des coûts. Il est à noter que nous pouvons déployer nos solutions en trois mois maximum.