Gestion financière

Taux et changes

Quelles perspectives pour 2020 ?

Option Finance - 20 janvier 2020 - Arnaud Lefebvre

BCE, Dollar, Devises

Malgré les tensions géopolitiques entre les Etats-Unis et l’Iran, le début d’année est resté placé sous le signe de l’atonie sur les marchés de taux et de changes. Si des évolutions sont attendues sur ces derniers par les économistes et stratégistes dans le courant de 2020, elles devraient toutefois rester modérées en raison d’une croissance économique mondiale robuste bien qu’en ralentissement et de politiques monétaires toujours très accommodantes.

«C’est à ne rien y comprendre !» Comme bon nombre de ses confrères, ce responsable en charge du financement et de la trésorerie d’un groupe du CAC 40 a été surpris par l’évolution, ou plutôt la quasi-atonie, des marchés de taux et de changes observée au cours des premiers jours de janvier. «En pleine escalade des tensions entre l’Iran et les Etats-Unis après le raid américain ayant tué le général iranien Soleimani le 3 janvier, certains spécialistes en géopolitique commençaient à agiter le spectre d’une troisième guerre mondiale, poursuit ce cadre. Dans ce contexte, nous redoutions d’assister au déclenchement d’un mouvement de panique sur les marchés financiers, marqué par une envolée du prix du pétrole et par une ruée des investisseurs vers les valeurs refuges entraînant, mécaniquement, un plongeon des taux en euros et en dollars, et une forte dépréciation des monnaies émergentes. Sans que nous puissions l’expliquer, rien de tout cela ne s’est passé.»

Cette absence de réaction s’expliquerait, selon certains, par la multiplication des risques géopolitiques intervenue au cours des dernières années.

William De Vijlder, directeur de la recherche économique, BNP Paribas
BNP Paribas

«Certes, les tensions géopolitiques sont plus vives aujourd’hui qu’elles ne l’étaient il y a encore quelques semaines, par exemple, mais aucun des grands risques qui avaient été identifiés dans un passé récent (éclatement de la zone euro, conflit entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, «hard Brexit», etc.) ne s’est matérialisé, signale William De Vijlder, directeur de la recherche économique du groupe BNP Paribas. Ce constat tend en partie à expliquer que les événements du début d’année, bien qu’extrêmement préoccupants,...

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