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Sepamail Diamond, une avancée dans la lutte contre la fraude

Option Finance - 12 avril 2019 - Arnaud Lefebvre

Trésorerie, SEPA

Fin 2017, plusieurs banques françaises lançaient Sepamail Diamond, une solution permettant aux entreprises de s’assurer de l'authenticité des coordonnées bancaires de leurs partenaires commerciaux. Un service qui suscite l’intérêt de nombreux trésoriers face à la recrudescence des risques de fraude mais qui peine encore à décoller en raison de son coût.

Un service d’une valeur inestimable pour les directions financières. En décembre 2017, Société Générale, le Crédit Mutuel et le CIC lançaient Diamond, une solution innovante dédiée à la vérification d’IBAN. Un peu plus d’un an après sa naissance, celle-ci a fait des émules du côté des banques, BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole SA et La Banque Postale ayant adhéré à l’initiative. S’agissant de l’outil et de son fonctionnement, rien n’a changé. «Via la messagerie sécurisée Sepamail, les entreprises envoient à leur banque les informations transmises par un titulaire de compte (raison sociale, numéro Siren, IBAN) ou les données enregistrées dans la base de compte fournisseurs, explique Quoc Hoang-Co, directeur des ingénieries de l’entreprise chez Banque Populaire. Toujours de manière dématérialisée et sécurisée, la banque demande à l’établissement censé héberger ledit compte si les informations sont exactes. La réponse intervient alors de manière quasi instantanée.» De sources bancaires, plus de 80 % des IBAN français pourraient être contrôlés au travers de Sepamail Diamond.

Des retours d’expérience attendus

Pour les trésoriers, cet instrument présente ainsi l’avantage de permettre de vérifier en temps quasi réel que l’intégralité des coordonnées bancaires de partenaires commerciaux contenues dans les systèmes d’information est correcte – les erreurs de saisies sont régulières –, mais aussi de s’assurer que l’envoi de nouveaux IBAN ne relève pas de cas de fraude au faux fournisseur. Une précaution tout sauf accessoire, ces derniers s’imposant comme le premier risque de fraude d’après l’étude 2018 réalisée sur le sujet par Euler Hermes et la DFCG.

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