Macroéconomie

Croissance 

Les mesures de la BCE portent leurs fruits

Option Finance - 12 décembre 2016 - Arnaud Lefebvre

BCE

Afin de stimuler davantage l’activité au sein de la zone euro, la Banque centrale européenne a annoncé, lors de sa dernière conférence de l’année, de nouvelles mesures accommodantes. Même si la croissance économique et l’inflation demeurent à ce jour modérées, les économistes jugent toutefois que l’amélioration récente des fondamentaux économiques tient en bonne partie à la politique exceptionnelle menée par la BCE depuis 2014.

Après avoir laissé les marchés sur leur faim en octobre, la Banque centrale européenne (BCE) n’a pas déçu pour sa dernière conférence de l’année. Alors que les investisseurs espéraient une prolongation du programme de rachat d’actifs (QE) au moins jusqu’en septembre 2017, contre une date butoir indicative initialement fixée au 31 mars 2017, Mario Draghi a dépassé leurs attentes. D’abord, le président de l’institution a indiqué que la BCE continuerait d’acquérir, à un rythme mensuel de 80 milliards d’euros, des titres sur les marchés primaire et secondaire jusqu’en mars, avant de poursuivre ces rachats à hauteur de 60 milliards d’euros chaque mois entre avril et décembre 2017. «Si les perspectives économiques se détériorent d’ici là, le QE pourrait être augmenté, tant en taille qu’en durée», a insisté Mario Draghi. Même en l’absence de dégradation des fondamentaux de la zone euro, la probabilité de voir le QE perdurer jusqu’en 2018 est élevée. En effet, le président de la BCE a précisé qu’un arrêt progressif du dispositif lancé en mars 2015, dit «tapering», n’avait pas été débattu entre les gouverneurs. «Il n’y a aucune fin du QE en vue, a-t-il assuré. La présence de la BCE sur les marchés est amenée à rester durable.» Outre cet engagement, l’institution de Francfort a également assoupli ses critères d’achats. Elle pourra dorénavant souscrire des obligations affichant une maturité minimale d’un an, contre deux ans jusqu’alors, ainsi que des titres rémunérant au-dessous du taux de la facilité de dépôt (- 0,40 %), qui constituait un plancher.

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