Innovation

Cash management 

Comment la DSP 2 change la donne pour les entreprises

Option Finance - 24 juin 2019 - Patrice Remeur

Cash management, Entreprises

Comment la DSP 2 change la donne pour les entreprises

De nouveaux acteurs non bancaires, parmi lesquels des fintechs et des sociétés technologiques, se positionnent sur les services de paiement et proposent des produits financiers inédits. Favorisée par la directive européenne révisée sur les services de paiement, l’émergence de cette offre nouvelle profite directement aux directions financières d’entreprises.

L’exemple d’Amazon est éloquent. Aux Etats-Unis, le groupe s’est positionné dès 2007 dans les services financiers en proposant une solution de paiement. Depuis 2011, son offre s’est étendue à l’octroi de crédits aux entreprises enregistrées sur sa plateforme. Fournir à ces dernières de telles prestations constitue une vraie opportunité pour Amazon. En effet, la société gagne de nouveaux clients car seules les entreprises inscrites peuvent en bénéficier. Elle gagne aussi de nouveaux revenus avec les intérêts perçus. Les entreprises peuvent quant à elles se développer et vendre davantage de produits. L’augmentation du chiffre d’affaires génère donc plus de revenus globaux et de transactions. En 2017, plus de 20 000 petites entreprises ont emprunté plus d’un milliard de dollars à Amazon. Le tout en quelques instants puisque l’établissement utilise ses propres algorithmes. Selon lui, la moitié des entreprises clientes souscrivant un premier prêt en contracte un deuxième. Amazon prendra-t-il la place des banques ? Fournisseur de cloud pour celles-ci, le géant n’ira pour l’instant pas concurrencer directement ses clients banquiers qui possèdent par ailleurs l’accès aux financements. Amazon préfère donc s’associer, comme avec Bank of America ou Mercado Libre au Brésil, pour commercialiser des produits de gestion d’actifs et d’assurance. Le Chinois Alibaba opère la même stratégie, de même que l’Américain Quicken qui détient désormais 12 % des nouveaux prêts outre-Atlantique. Au final, selon TransUnion, 36 % des prêts distribués en 2017 aux Etats-Unis auraient été souscrits auprès de fintechs.

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