FIP-FCPI

Expertise

A Plus Finance : l’investissement non coté sous toutes ses facettes

Family Finance - 17 mai 2016

Entre FIP et FCPI, A Plus Finance a choisi... de ne pas choisir. Née dans le financement des sociétés innovantes, la société a par ailleurs développé son expertise de gestion vers d’autres classes d’actifs alternatives et est désormais un véritable multispécialiste de l’investissement non coté.

A sa création en 1998, A Plus Finance, était centrée sur le financement de jeunes PME innovantes. Cette société entrepreneuriale, dont le capital est toujours détenu par ses collaborateurs, a donc d’abord géré des FCPI puis des FIP, et cette activité est restée très dominante jusqu’en 2009. Après le lancement du financement du cinéma en 2008, A Plus Finance a développé une activité de capital développement et de capital transmission, qui pèse aujourd’hui 220 millions d’euros, soit un peu plus que l’investissement en technologie, qui représente 200 millions d’euros. En parallèle de cette expansion dans les domaines du private equity, la société de gestion a souhaité diversifier ses activités dans l’immobilier en obtenant l’agrément pour gérer des OPCI. Toujours novatrice, l’équipe de gestion constituée a souhaité s’attaquer à un segment du marché très peu exploité à l’époque mais en pleine expansion : les résidences seniors non médicalisées. Chaînon manquant entre le domicile historique et les établissements médicalisés, cette typologie d’actif réunit des atouts qui ont séduit les investisseurs institutionnels (caisses de retraite, assureurs, mutuelles). Le premier fonds lancé fin 2012 compte aujourd’hui une centaine de millions d’euros et un deuxième millésime lancé en fin d’année dernière et toujours en cours de levée offre déjà à l’équipe une capacité d’investissement de 60 millions d’euros. Avec la gestion des fonds de fonds, majoritairement distribuée auprès d’une clientèle patrimoniale historique, et les Sofica destinées au financement du cinéma, A Plus Finance affiche des encours sous gestion de 650 millions d’euros et une croissance régulière de 24 % par an en moyenne depuis 2005. Si la clientèle particulière reste dominante dans les encours, la clientèle institutionnelle s’est fortement développée depuis quatre ans et a représenté 75 % de la collecte l’an dernier.

Les diverses activités d’A Plus Finance ont entre elles bien des différences mais restent fidèles à l’ADN de la société : le financement d’activités non cotées. «Dans l’immobilier, où l’on investit en mode projet, ou dans la production d’un film, véritable petite entreprise éphémère, on retrouve en réalité des problématiques de financement et d’accompagnement tout à fait similaires à celles du financement des PME. D’ailleurs, nos différentes équipes, avec leurs expertises propres, sont réunies sur un même plateau afin de partager leur socle de connaissances», résume Fabrice Imbault.

A Plus Finance, en tant que société signataire des PRI (principes de l’investissement responsable), s’attache aussi à intégrer dans son processus d’investissement des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance : consommation énergétique, respect de l’environnement, équilibre des pouvoirs entre la présidence et la direction des entreprises, modes de rémunération, litiges prud’homaux, etc. Depuis l’origine, A Plus Finance a réalisé quelque 275 investissements et ses cinq équipes de gestion réunissent 25 professionnels de l’investissement. Dans le capital investissement, A Plus Finance se concentre sur le segment des small caps, privilégiant les sociétés dont la valorisation est généralement comprise entre 10 et 50 millions d’euros. La taille des deals varie entre 0,5 et 2,5 millions d’euros pour les investissements en capital risque alors qu’en capital développement et capital transmission elle oscille plutôt entre 1 et 5 millions d’euros. A Plus Finance est assez agnostique en matière de format et intervient aussi bien via des FIP/FCPI que des holdings, des mandats de gestion ou des fonds professionnels en club deal. Les équipes d’A Plus Finance suivent près de 70 participations actives, reçoivent 700 dossiers d’investissements par an, dont 8 à 10 se transforment en investissement.

Les opérations réalisées concernent une grande diversité de secteurs économiques, du spécialiste du linge de maison Carré Blanc au leader mondial des panneaux de PVC pour portes industrielles Extruflex, en passant par le spécialiste de la vente de chaussures sur Internet Spartoo. Parmi les cessions récentes conclues par A Plus Finance, on peut citer celle de l’agence média MyMedia, de Weezevent, spécialiste de la billetterie en ligne ou encore RSI dans la vidéo surveillance cédée récemment à Honeywell.

A Plus Finance a également contribué au développement de quelques sociétés aujourd’hui introduites en bourse, comme le spécialiste du moulage de matériaux composites Roctool, la société medtech Spineguard, spécialiste de la chirurgie rachidienne, l’éditeur de logiciels de compression vidéo Ateme ou la société de recyclage de carburants marins Ecoslops. «Nos portefeuilles bénéficient de la grande diversité du tissu des PME françaises industrielles, quand d’autres pays, à commencer par l’Allemagne, ont un gisement beaucoup plus spécialisé, explique Fabrice Imbault. Nombre d’entre elles, fondées parfois il y a plusieurs décennies, connaissent aujourd’hui des phases de transmission dans lesquelles nous pouvons les accompagner.»

Questions à… Fabrice Imbault, directeur général d’A Plus Finance

Fabrice Imbault, directeur général, A Plus Finance
A Plus Finance


Titulaire d’un master de banque finance obtenu à Dauphine, Fabrice Imbault a passé huit ans chez W Finance (1996 à 2004), où il a occupé des fonctions en marketing avant de diriger le département d’ingénierie financière et patrimoniale. Il est ensuite passé chez Rothschild Asset Management, puis Oddo Asset Management avant de rejoindre A Plus Finance en 2009, au poste de directeur général.




Vous faites le choix d’offrir à la fois un FIP et un FCPI et des holdings pour bénéficier de la réduction ISF. Pourquoi ?

Nous avons pour philosophie de ne pas nous reposer sur une seule jambe. Ainsi, nous proposons plusieurs offres aux investisseurs. Notre FIP Rendement 2016, va se concentrer sur du capital développement et du capital transmission, là où il y a de vrais besoins de fonds propres. Nous avons la chance de bénéficier d’un tissu industriel fait de PME matures qui sont solides et en croissance régulière sur des marchés où elles sont souvent parmi les leaders de leur segment. Plus concentré en matière de secteur, notre FCPI Ambition Cross Border va cibler des entreprises technologiques qui souhaitent se développer à l’international et notamment aux Etats-Unis, d’où sa dénomination. Précisons que ces deux fonds ont été agréés avant le 31 décembre 2015 et ne sont donc pas assujettis aux nouvelles conditions restrictives sur l’ancienneté des sociétés.
Quant aux holdings, là aussi nous avons choisi la diversification avec A Plus Objets Connectés 2016, centrée sur le marché en pleine croissance de l’Internet des objets, et la seconde A Plus Epicure 2016 qui vise des investissements dans l’hôtellerie et la gastronomie de luxe. Dans les deux cas, nous nous sommes adjoint des partenaires de renom qui nous accompagnent dans ces secteurs exigeant des expertises très particulières. C’est un élément important pour les investisseurs de pouvoir bénéficier de compétences reconnues dans chaque domaine.

Comment choisir entre vos différentes offres ISF ?

C’est un choix à plusieurs entrées. L’appétence au risque, d’une part, qui va porter les souscripteurs sur des investissements plus matures comme la transmission d’entreprise ou l’hôtellerie pour nos holdings, là où d’autres souhaiteront accompagner des entreprises plus jeunes à fort potentiel comme dans le domaine des objets connectés. Mais certains combinent les deux approches. Le patrimoine est aussi un facteur, les holdings s’adressant plutôt à des patrimoines plus élevés, supérieurs à 2,57 millions d’euros.