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Amundi creuse l’écart vis-à-vis des autres filiales de grands groupes

09 mars 2018 - optionfinance.fr

Avec 71 milliards d’euros de collecte nette en 2017 portant ses encours sous gestion à 1 426 milliards d’euros, Amundi conforte sa position de leader sur le marché français et européen de la gestion d’actifs. D’une année sur l’autre, la collecte de la société de gestion dépasse en effet largement celle de ses principaux concurrents : les filiales de gestion d’actifs de BNP Paribas, de Natixis et d’Axa.

La collecte d’Amundi ressortait à 62,2 milliards d’euros en 2016 et à 80 milliards d’euros en 2015. C’est la seule maison de gestion hexagonale à afficher régulièrement des chiffres records. De ce fait, les résultats 2017 d’Amundi ont été salués dès leur publication : le cours de bourse du gestionnaire a bondi de plus de 7 % en une journée. «Comme en 2016, Amundi a dépassé en 2017 les objectifs commerciaux et financiers fixés lors de sa cotation fin 2015, a commenté Yves Perrier, directeur général d’Amundi. Ces bons résultats confirment la puissance du business model d’Amundi. Celui-ci est renforcé par l’intégration de Pioneer dans trois domaines clés : les capacités de distribution, les expertises et les talents.» La société de gestion s’est notamment distinguée l’an dernier avec de forts niveaux de collecte dans les ETF, l’immobilier, les marchés émergents et plus globalement dans les actifs de long terme.

Les autres grandes maisons de gestion n’ont pas enregistré des flux nets de capitaux aussi importants. Le pôle de gestion d’actifs de Natixis arrive deuxième en 2017 avec une collecte de 24 milliards d’euros pour atteindre 831 milliards d’euros d’encours sous gestion. Une tendance bien meilleure qu’en 2016, où sa collecte était dans le rouge : NGAM (Natixis Global Asset Management) avait alors affiché des rachats nets de l’ordre de 12 milliards d’euros. A l’inverse, Axa Investment Managers (IM) dont la collecte était pourtant proche de celle d’Amundi en 2016, avec un record de 56,4 milliards d’euros, n’a réuni l’an passé que 7,9 milliards d’euros, portant ses encours à 746 milliards d’euros. De son côté, BNP Paribas Asset Management (569 milliards d’euros d’actifs gérés et conseillés) a généré une collecte annuelle de seulement 2,6 milliards d’euros l’an passé, la société de gestion ayant enregistré en fin d’année des flux négatifs sur ses produits monétaires. Ce chiffre est en retrait par rapport aux deux années précédentes, durant lesquelles la société de gestion avait généré des flux positifs supérieurs à 15 milliards d’euros.

Du côté des revenus, si toutes les sociétés de gestion affichent des progressions, Amundi et Natixis ont enregistré les plus fortes hausses. Le produit net bancaire (PNB) de la gestion d’actifs de Natixis s’élève à 2 972 millions d’euros en 2017, en hausse de 15 % sur un an. Du côté d’Amundi, ses revenus nets s’établissent à 2 722 millions d’euros, en hausse de 7,5 %. En plus faible hausse que les autres, à 7,3 %, les revenus de la gestion institutionnelle et privée de la BNP Paribas (de 3 193 millions d’euros) ont progressé en 2017 par rapport à 2016. Même tendance chez AXA IM dont le chiffre d’affaires s’élève à 1 284 millions d’euros, soit une augmentation de 6 % par rapport à 2016. Des chiffres à manier toutefois avec précaution car ils ne sont pas comparables en termes de périmètre. A ce titre, BNP Paribas communique sur un ensemble assez large incluant la gestion privée mais aussi l’assurance.

Pour 2018, les grandes maisons de gestion affichent toutes des perspectives positives. Et au-delà de leur volonté de se développer de façon conjointe sur tous les segments de clientèle et à l’international, elles indiquent qu’elles miseront, dans les prochaines années, sur l’investissement socialement responsable et le digital. C’est le cas notamment de BNP Paribas Asset Management, mais aussi d’Axa IM qui a investi sur la distribution de fonds en utilisant la blockchain grâce à un partenariat avec BPSS (BNP Paribas Securities Services). De son côté Amundi, qui se positionne aussi comme un prestataire de services, veut encore s’affirmer comme un investisseur responsable en étendant l’utilisation des critères ESG à l’ensemble de la gestion et en renforçant son engagement dans l’investissement solidaire ainsi que dans la lutte contre le réchauffement climatique.