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Enquête

Le risque géopolitique pèse sur les décisions d’investissement

21 septembre 2017 - fundsmagazine.fr

D’après une récente enquête d’AllianzGI, la situation géopolitique se classe désormais au premier rang des inquiétudes des investisseurs institutionnels dans le monde, reléguant à l’arrière-plan leurs craintes sur la remontée des taux d’intérêt ou le ralentissement économique.
Pour la première fois depuis le lancement de l’enquête mondiale RiskMonitor en 2013, l’environnement géopolitique supplante l’ensemble des facteurs de risque identifiés par les 755 investisseurs institutionnels interrogés.
44 % des sondés indiquent que l’environnement géopolitique constitue un risque majeur pesant sur la performance de leurs investissements, plaçant ainsi ce facteur devant le risque d’un ralentissement de l’économie mondiale (41 %) et la remontée des taux d’intérêt (32 %). «Si l’on prend également en considération les 31 % d’investisseurs qui ont classé la situation politique aux Etats-Unis au premier rang de leurs préoccupations, il semble évident que les facteurs politiques constituent une source de pression majeure pour les marchés. Dans ce contexte, les investisseurs sont de plus en plus attentifs à la gestion des risques et revoient à la baisse leurs anticipations de performance. En effet, malgré le récent rallye des marchés d’actions, le calibrage du couple rendement/risque demeure un réel dilemme. Dès lors, pour les investisseurs, toute la question est de savoir si les marchés ont bel et bien intégré l’ensemble des risques encourus», explique Neil Dwane, stratégiste mondial d’AllianzGI.
Les résultats de l’étude RiskMonitor montrent que les investisseurs font face à un casse-tête en matière de gestion du couple rendement/risque, qu’ils tentent d’optimiser malgré l’incertitude ambiante. Cette prudence se reflète dans leurs anticipations de performance pour l’année à venir : plus de la moitié des investisseurs déclarent avoir revu à la baisse leurs objectifs, malgré le récent rallye des marchés d’actions. À cet égard, il est révélateur que 53 % des investisseurs interrogés se disent prêts à sacrifier du potentiel d’appréciation en contrepartie d’une protection contre les risques extrêmes.