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Le high yield affiche encore du potentiel

Publié le 16 mars 2018 à 17h31

Audrey Spy

Malgré une collecte en berne, le marché européen des obligations à haut rendement offre encore des opportunités. Les émetteurs issus de ce segment du crédit bénéficient de la reprise de la croissance et pourraient continuer à enregistrer des performances positives.

Le high yield ne suscite plus l’appétit des investisseurs. Ces quatre dernières semaines, les fonds mondiaux sur cette classe d’actifs ont enregistré autour de 20 milliards d’euros de rachats nets selon les données compilées par EPFR.

Or, cette tendance n’est pas nouvelle et concerne toutes les zones géographiques. «Depuis fin 2017, nous avons assisté à un mouvement de vente sur le high yield,commente Vincent Juvyns, stratégiste chez JP Morgan Asset Management. Selon nos estimations qui reposent sur un échantillon de fonds ouverts, la décollecte a ainsi atteint 4,5 milliards d’euros sur le marché européen sur cette période.»

Ce chiffre doit toutefois être nuancé, car il ne reflète pas une véritable défiance des investisseurs envers ce segment du crédit. Après avoir obtenu deux années de performances exceptionnelles de 16 % en cumulé en 2016 et 2017, il était normal que ces derniers commencent en effet à prendre leurs profits. En outre, ils ne l’ont pas fait massivement. Les institutionnels sont souvent sortis des fonds ouverts, mais ils ont généralement conservé leurs mandats. Ce changement de positionnement s’explique aussi par un arbitrage entre les placements financiers. «L’an passé, le high yield s’est vu fortement concurrencé par d’autres classes d’actifs porteuses, comme la dette émergente ou encore les actions ou les loans», remarque Marina Cohen, responsable high yield au sein d’Amundi. Les investisseurs ont également commencé à anticiper un nouveau régime de...

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